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20 décembre 2012

Sommaire : La grossesse pendant les fêtes.


"La grossesse pendant les fêtes"


"Mon beau sapiiin, 
roi des forêêêts, 
que j'aime ta verdureuuuh"

Pour vos fêtes de fin d'années, 9 blogueurs vous offrent de la lecture !
Il y aura bien une petite place entre un apéro, un dessert, un dégrisement... où un peu de lecture vous fera du bien ! En effet, une note de blog facilite la digestion, apaise le transit et augmente votre coefficient bien-être. Pour ce thème nous sommes heureux d’accueillir Papalion qui fera tout mais vraiment tout pour ne pas accoucher le 25 décembre. Et l'illustrateur Lapuss, auteur entre autres des bandes-dessinées "In vitro veritas" et de "La fin du monde". Je crois qu'on en parle vaguement en ce moment.

Mamans testent et PapaCube : Le grand rallye des grosses de Noël
Till the cat et Lapuss : Barnabé, un conte de nativité.
Marlène Schiappa : Elle sera là ...


Bonne lecture et bonnes fêtes à tous.
tags:Till the cat, AstridM, Je veux un bébé, Lisa Marcel isirdi, Papa Cube, Marlène Schiappa, E-Zabel, Isabelle Duvert, Maman Travaille, blog de papa, blog de maman, blog de parents, blog maternité, maternité, maternage, parentalité, annonce grossesse, annonce, isolement maternité, baby blues, futur papa, jeune papa, future maman, blog de mamans, Marlène Schiappa Bruyère, Valérie Klobb, blog moi je, blog de working maman, blog 9 mois, 9 blogueurs, Benjamin Buhot, Mamans testent, Marie de Mamans testent, liselotte, joies de la grossesse, préparatifs de la grossesse, jeveux1bébé, lamiteorange, mon blog de bébé, burn-out, sexe, grossesse, couple, béatrice knoepfler, mais pourquoi je deviens mère bordel, mère , mademoiselle caroline,bordel, camilla gallapia, la mite orange, suivi médical,Lapuss,Papalion,Noël,fêtes de noël,enceinte à noël

Par Papalion : La grossesse pendant les fêtes.

Par Papalion :


Le médecin fait tourner les disques de son calendrier. Nous attendons le verdict dans un suspense de roulette russe. Avec l’air d’offrir une fleur et sans demander mon avis, il suggère à ma femme d’accoucher le 25 décembre. Je lui rappelle que c’est en général le jour de Noël. Il me remercie, mais il est au courant. Neuf ans d’études, quand même. J’insiste : c’est un jour férié ! Il rétorque que ce n’est pas négociable. Une DPA, c’est une DPA.

Une DPA, c’est une date prévue d’accouchement et celle qu’il nous propose ne nous convient pas du tout. Le 25 décembre, nous sommes pris. Il y a les cadeaux et les chansons de Tino Rossi. Il y a surtout le champagne. Pour Noël, je préfère les bouchons mousseux aux bouchons muqueux. Et puis c’est un jour férié. Je ne vais quand même pas prendre mon congé naissance un jour férié.

Nous décidons de déjouer les prévisions du médecin. Le mois qui m’arrange, c’est février, voire mars, parce que c’est vraiment la période de l’année où on n’a rien à faire. Ca nous occuperait. Maman Lionne m’explique qu’il sera plus facile pour elle d’accoucher quelques jours avant que 3 mois après. Elle n’est pas encore maman et elle commence déjà à me donner des leçons. Je lui rappelle qu’on n’est pas obligés de faire comme tout le monde : neuf mois, tout ça ! Elle m’explique que si.

Une grossesse, c’est long, surtout pour le père. Alors mes copains m’offrent des bouquins. D’ailleurs non, ils m’offrent tous le même : La grossesse pour les nuls. Quand je me suis mis à la guitare, ils m’ont tous offert La guitare pour les nuls. Quand je me suis marié, j’ai eu le droit au Divorce pour les nuls. Mes amis ont une très haute estime de moi.

Mais cette lecture n’est pas une perte de temps. Saviez-vous par exemple qu’une grossesse dure neuf mois ? J’apprends par ailleurs que le A de DPA peut aussi vouloir dire « approximative ». Car il existe des petites techniques pour anticiper l’accouchement.

Nous n’allons pas rentrer dans les détails car je réserve mes connaissances gynécologiques pour le prochain numéro de Nature. Mon exemplaire de La grossesse pour les nuls à l’appui, je recommande à Maman Lionne de faire le ménage et les vitres trois fois par jour. Fais-le pour ton bébé et pour le champagne à Noël ! Elle préfère prendre des bains très chauds. Du coup, alors que notre ménage est censé s’agrandir, je me retrouve à le faire tout seul, le ménage.

Ce ne suffit pas à faire venir le bébé. Le ventre de Maman Lionne grossit à vue d’œil, de même que le spectre du Noël foireux. Alors, sous l’insistance (et le poids) de Maman Lionne, nous essayons les méthodes dites à l’italienne, à la polonaise, à la portugaise, à la bonne vôtre pourvu que ce soit made in UE. (A la lettonne ? Non, pas lettone. A Noël, miam, c’est bon le pas lettone).

L’un dans l’autre, et c’est rien de le dire, Grand Frère Lion finit quand même par arriver. Trois semaines et demie d’avance. C’est du bon boulot.

Pari réussi, donc. Le 25 décembre, Maman Lionne a enfin le ventre creux alors, à peine débarrassée de son têtard, elle se le remplit d’huitres. Noël est sauf. Sauf pour moi qui suis grippé. Un masque chirurgical sur la bouche et mon bébé dans les bras, cette année, je suis finalement plus Père que Noël. Champagne !




par e-zabel et AstridM : On m'avait dit...



On m'avait dit... Par e-zabel et AstridM



On m’avait dit : "tu verras c’est que du bonheur la grossesse"

Et j’ai vomi 3 mois non-stop

On m’avait dit : "le 2e trimestre c’est génial, c’est la meilleure période"

Et j’ai annoncé ma grossesse à mon futur ex chef

On m’avait dit : "le 3 trimestre, profites en pour te faire chouchouter, surtout que ça tombe pendant Noël"

Alors, j’ai rêvé…


De saumon, de champagne, des cadeaux « bien-être », de jolies attentions de mes proches, etc… Ah bien sûr, je savais que je n’aurai pas tout ! Je suis enceinte mais tout de même, j’ai gardé 2 ou 3 neurones.

Mais là bon.


Par Jeveux1bébé : Sous cloche

Par Juliette Merris



Par Lapuss' et Till the Cat : Barnabé. Un conte de Nativité

Par Lapuss' et Till the Cat 



Il était une fois, dans un pays lointain,
Un preux chevalier prénommé Barnabé.
A la veille de Noël, au plus tôt du matin,
Par sa douce princesse il fût missionné.

La princesse était grosse d’un futur héritier.
Elle souhaitait, malgré tout, un présent lui offrir.
Car, pour elle, peu importe qu’il ne soit encore né.
Être grosse à Noël prive de bien des plaisirs.

T’enquérir d’un présent il te faudra mon cher.
Un présent pour celui que je vais engendrer.
Sur les terres d’Auchan, de Carrefour ou d’Auber
 Tu devras chevaucher toute la sainte journée.

Un doudou, pyjama ou toute autre layette
Je te laisse seul juge de ce qui conviendra.
Mais attention Damoiseau, fais fonctionner ta tête
Car mes hormones et moi ne te pardonnerons pas.

Sur ses mots Barnabé s’engagea dans sa quête.
Il avait la pression mais pensait assurer
Cette mission sans problème. Mais c’était sans compter
Sur les basses manœuvres des grands épiciers
Qui étaient les plus forts en ces périodes de fêtes.
Des promos à gogo, des tentations sublimes
Sous son heaume, Barnabé, surchauffait de la tête.
Ses pensées s’embrouillèrent et dans un geste ultime
Il acheta le présent qu’un sieur lui tendait.

De retour au château, sa mie l’y attendait

S’approchant de sa douce, fier comme un pompier,
Il affichait sourire de celui qui vainquît.
Barnabé, mon amour, dis moi qu’as-tu trouvé
De par derrière son dos Barnabé lui tendit
D’un chevreuil, le cuissot, à tarif réduit.

Ainsi périt celui qui, pendant la grossesse,
A Noël ne pût contenter sa princesse. 

Par Marlène Schiappa de Maman travaille : Elle sera là ...




Elle sera là avant les vacances de sa future grande sœur.

Elle sera là avant qu’on achète un sapin.

Elle sera là avant qu’on ressorte les guirlandes et les boules, les étoiles et la fausse neige.

Elle sera là avant qu’on décore le sapin.

Elle sera là avant qu’on termine de coller les gommettes sur la lettre au père Noël.

Elle sera là avant les pompiers, les éboueurs, et leurs calendriers.

Elle sera là avant le jour du marché.

Elle sera là avant la photo avec le Père Noël devant la mairie.

Elle sera là avant la fin du Téléthon.

Elle sera là à la moitié du calendrier de l’avent.

Elle sera là avant que j’aurai fini d’acheter les cadeaux de mes nièces et de mes neveux.

Elle sera là avant qu’il neige.

Elle sera là avant le réveillon, je lui ai posé un petit cadeau devant la cheminée.

Elle sera là avant minuit.

Elle sera là avant que la neige fonde.

Elle sera là avant la messe de minuit.

Elle sera là avant la fin de l’année, elle donne déjà des coups.

Elle sera là avant que le sapin perde ses épines.

Elle sera là pour le 31.

Elle sera là et je pourrai trinquer au Champagne pour le réveillon.

Elle sera là pour le 1er.

Elle sera là avant le 2.

Elle sera là avant qu’on ne descende le sapin dans la cour de l’immeuble.

Elle sera là d’ici la rentrée.

Elle sera là avant mardi.

Elle sera là mi janvier.

Elle sera là avant ce soir.

…

Ca fait bientôt un an qu’elle est là.

Et elle valait la peine d’attendre.

6 février 2012

Par Moi, je : Humain vs Dieu

Félicitations ! Vous êtes enceinte.

Le bâtonnet encore humide d’urine à la main, entre un dossier à la mairie pour demander une place en crèche, un message sur facebook pour annoncer la nouvelle et la vérification de vos droits aux allocations familiales, vous jetez un coup d’œil distrait à l’agenda médical de votre grossesse.
Tiens, bizarre. Il semblerait qu’être enceinte, c’est presque un boulot à plein temps.

Pourtant, le médecin vous a annoncé une grossesse « normale » d’un bébé « normal », c’est à dire, la 8ème merveille du monde, bien sûr. Pas de complications particulières à part quelques « petits maux de la grossesse » comme on les appelle joliment (quand on n’est pas enceinte. Enceinte, on appelle ça les pires 9 mois de sa vie).
Vous vomissez, vous tombez dans les pommes, vous grossissez, votre visage bourgeonne, bref vous portez la vie.

Mais alors, c’est quoi tous ces rendez-vous à prévoir, ces prises de sang, ces échographies, ces trucs aux noms barbares, test de O’Sullivan, marqueurs sériques ?

Ca ferait pas un petit peu beaucoup tout ça, non ?

Il est de mon devoir de vous répondre franchement. Si. Ca fait beaucoup.

Mais heureusement, voici quelques petites astuces pour un suivi de grossesse sans se prendre la tête. On dit merci qui ?

1. Profitez de vos rendez-vous mensuels chez le gynécologue pour vous faire soigner des trucs dont vous n’avez jamais eu le temps de vous occuper avant. 

    Votre mycose au gros orteil gauche qui traine depuis trois ans et demi, vos crises d’aphtes régulières, cette plaque d’eczéma qui traine sur votre coude? Tout est bon pour rentabiliser au maximum ces heures passées dans un cabinet médical. Un gynécologue a suivi sa formation générale de médecine, après tout. Et, qui dit que pour une fois, il ne sera pas content de soigner autre chose que des MST ?

    2. Jouez. 
      Vous connaissez le « business loto » ? Et bien, sur le même principe, je vous propose le :

      GROSSESSE LOTO

      Voici une grille dont vous pouvez cocher les cases lors de vos rendez-vous médicaux. Une fois une ligne ou une colonne complétée, vous devez crier « charlatan ! » et vous marquez 10 points.

      Faites un concours de points avec vos amies !



      (1) la grossesse n’est pas une maladie 
      Il parait. Mais si d’aventure vous ne la considériez pas comme une maladie, on s’empressera de vous rappeler qu’il ne faut pas pousser le bouchon trop loin, Maurice.

      (2) Spasfon 
      L’un des seuls médicaments que vous pourrez prendre durant votre grossesse sans craindre d’attenter à la vie de votre enfant. Et encore. Il deviendra vite l’un de vos meilleurs amis, et vous en aurez environ 4 boites pleines en réserve en permanence.

      (3) montez sur la balance 
      L’envie de faire monter sur la balance les femmes enceintes dès qu’il les aperçoit est un trouble obsessionnel compulsif typique de l’obstétricien, de même que leur faire un toucher vaginal.

      (4) Deux doigts 
      Ouverture de votre col après quelques mois de grossesse, et après avoir trop porté le petit dernier. Peu apprécié par le corps médical dans son ensemble.

      (5) C’est pour votre bien et celui du bébé 
      Manœuvre de culpabilisation typique qu’utilise le médecin pour tenter de vous convaincre de quelque chose alors qu’il perçoit une réticence naturelle de votre part. Exemple : de l’utilité de faire le tri-test.

      (6) C’est rien du tout (variante : c’est normal) 

      Désagrément pour vous mais sans conséquence à priori pour le bébé, donc on s’en fout. On peut ranger là dedans l’ensemble des « petits maux de la grossesse ». En gros, ne comptez pas trop sur votre médecin pour vous aider à propos de vos vomissements, de votre fatigue, de votre mal de dos, ou de votre circulation paresseuse.

      3. Faites des blagues au personnel soignant. 

      Un rendez-vous médical, c’est parfois chiant comme la mort. Pimentez-le ! Succès garanti !

      Par exemple :

      - blagues à votre médecin 
      • Prenez 12 kilos en 1 mois 
      • Le médecin déteste que la prise de poids ne soit pas régulière. Faites attention trois ou quatre mois de suite, puis brusquement, gavez-vous de couscous, tartines de rillettes beurrées, couenne de porc frite, donuts et coca cola. Passez vos journées au macdo ou au KFC.    
      • Annoncez à votre obstétricien que finalement vous aller accoucher à la maison 
      • Le médecin considérera toujours que l’accouchement à la maison est un acte criminel et totalement inconscient. Avec une telle annonce, il devrait partir au quart de tour.    
      • Annoncez-lui fièrement que vous avez presque arrêté de fumer et que vous n’êtes plus qu’à 5 paquets par jour. 
      • Version bis : arrêter de boire. 

        - blagues à l'anesthésiste

        • Annoncez à l’anesthésiste que vous ne voulez pas de péridurale  
        • L’anesthésiste est là pour faire une péridurale. Si vous lui enlevez sa raison de vivre, il devient hargneux voir méchant, et vous promet les pires souffrances. 

          - blagues à l’infirmière qui fait la prise de sang

          • Demandez-lui si elle a du mal à trouver la veine. Dites lui que hier, vous, vous n’avez pas réussi.  
          • Observez la décoloration subite de son visage. Priceless.

            - blagues à l’échographe 

            • Encore une fille ! Ca va finir par couter cher en avortements, cette histoire ! 
            • Priceless. (bis) 

              - blagues à la sage-femme pour la préparation à la naissance 

              • Demandez-lui si c’est normal que votre libido soit augmentée et s’il y a un risque pour le bébé ? A sa réponse négative, précisez que c’est quand même fatigant ces soirées en club de partouzes, maintenant que vous êtes dans votre 8ème mois, et que vous allez essayer de vous limiter à 3 fois par semaine . 

              • Demandez-lui si le liquide amniotique protège bien le bébé du monde extérieur ? A sa réponse positive, précisez que ça tombe bien parce que quand votre conjoint vous tape dessus, il vise toujours le ventre, heureusement que bébé est bien protégé. 


              Tout ceci n’est évidemment qu’une liste très limitée, laissez courir votre imagination !

              4. Transformez votre grossesse en happening perpétuel 

              Ce ne serait pas un petit peu morose tous ces examens ? Pour mettre un peu de vie là dedans, vous pouvez par exemple inviter toute votre famille aux échographies et faire la fête. A l’annonce du sexe, prévoyez un lâcher de ballons bleus et roses, et un gâteau surprise avec lâcher de colombes. Oui, parfaitement, dans la salle de 2 mètres carrés de  l'échographie. Plus on est de fous...

              Vous pouvez aussi faire une « glucose party » lors de votre test de dépistage du diabète gestationnel, avec bonbons Haribo à volonté !

              Et enfin...

              5) Profitez de votre grossesse pour vous former en gynécologie 

              Les termes médicaux n’auront plus de secrets pour vous, vous saurez presque lire une échographie (il est ou le cucul, elle est ou la têtête ?).
              Et puis, vos nombreuses heures passées sur des forums médicaux et à contempler votre bide valent bien 10 années d’étude. Demandez après l’accouchement le certificat correspondant à l’obstétricien.

              Bonus : Vous validez ce cursus avec mention si vous avez des jumeaux ou que vous passez finalement par la césarienne après plusieurs heures de travail inefficace.


              Vous avez maintenant toutes les clés pour rentabilisez vos rendez-vous et passer des heures à vous amuser! Have fun!

                28 novembre 2011

                Grossexe

                Bonjour mes petits clous !

                Tout est parti d’un délire. Je plaide coupable, c’est bien moi qui ai proposé le thème du jour. Sexe et grossesse. Je me disais facile, femme libérée, tout ça. Et puis, recherches Google, un peu aussi.

                Ensuite, il a fallu s’y mettre, parce que c’est bien beau de faire des blagues cochonnes par mail en comité restreint, huhuhu, mais de là à pondre un article pertinent, réaliste, pas trop voyeur, drôle quand même sur le sujet, j’ai vite trouvé ça méga dur.

                Non, n’en rajoutez pas, on a dit pas de blagues cochonnes.

                A notre époque très sexuée, voir sexuelle, il est de bon ton de parler de sexe (à défaut de pratiquer) de manière totalement libérée et dans à peu près toutes les circonstances.
                Pas forcément avec votre collègue Jean-Claude à la machine à café, mais presque.

                Le sexe est devenu une part essentielle de notre vie, et l’un des témoins de la qualité de nos relations amoureuses et de l’amour qu’on porte à l’autre, ou que l’autre nous porte. A tort, ou à raison, la question n’est pas là. Je constate juste le fait brut.

                Pour la suite de notre article, nous nous pencherons sur le cas d’un couple, Josiane et Martin. Jeune couple (oui, malgré leurs prénoms pourris), moins de 60 ans à eux deux, installés, deux CDI, amoureux, deux sorties par semaine et trois à cinq parties de jambes en l’air. Standard, quoi.

                Un beau jour, ou peut-être une nuit...Il y a cette petite voix qui commence à parler, chez Josiane. "Je veux un bébé".

                Et ce bébé, pas né, encore à l’état de potentialité, de désir, change déjà toute la relation au sexe, entre Josiane et Martin.

                Le sexe n’est plus seulement l’expression d’un désir pour l’autre. Il devient le moyen obligatoire d’avoir un enfant.

                Josiane a changé. Elle est bizarre. Elle pense bébé. Uniquement.
                Elle mange bébé, elle parle bébé, elle rêve bébé. Elle dessine des bébés pendant ses réunions au bureau. Ou des fœtus. Le rond devient beau, le rond devient désirable.
                Elle se met à haïr subitement toutes ses amies enceintes avant elle.

                Le test de grossesse est devenu le meilleur ami de Josiane (et le pharmacien, aussi, vu qu’elle y laisse chaque mois la moitié d’un SMIC).

                Josiane et Martin ne font plus seulement l’amour pour eux. Ce bébé, ce même pas bébé, cette idée de bébé change toute leur relation. Ils font l’amour essentiellement pour une chose : ne pas rater l’ovulation. Car il faut savoir qu’une ovulation de ratée, c’est un mois de perdu.

                Josiane calcule tout. Le nombre de fois où elle fait l’amour dans le mois, chaque séance marquée dans un fichier qui lui sert à optimiser ses chances de tomber enceinte.
                Pas trop souvent, pour laisser le temps aux spermatozoïdes de se renouveler.
                Suffisamment souvent, pour ne pas rater la précieuse ovulation..

                Le retour de ses règles, chaque mois, la plonge dans un état de dépression profonde dont elle sort 2 semaines plus tard pour forniquer dix fois par jour dès que sa glaire a la bonne consistance. Martin aime bien cette période là.

                Toutes les méthodes sont bonnes pour que Josiane arrive à ses fins. Vous connaissez le poirier ? Voyons voir, comment expliquer ça… Le poirier est au sexe ce que le pyjama en pilou/charentaise est au glamour.

                Oui, les hommes ont leur lot de choses à supporter, même AVANT.

                Et puis un jour… A force de poiriers, le 3012ème test dit oui.

                Et Josiane devient mère. Et ce petit mot la chamboule entièrement.

                Avouons, ce qui la chamboule aussi un peu, c’est de passer 3 heures par jour la tête dans une cuvette de chiottes. Alors que Martin, lui, ce qui le chamboulerait plus, c’est la taille XXL que prennent soudain les seins de Josiane.

                Mais Josiane n’a pas envie, au début. Elle dort à 20h, et Martin, lui, dort sur la béquille. Elle ne veut pas qu’il la touche, elle a peur pour le bébé, et ce truc de quelques cellules lui gâche la vie. Il pourrait presque lui en vouloir, un peu, surtout que Josiane n’a pas vraiment changé, physiquement. Ca ne se voit pas.

                Vers le quatrième mois de grossesse, c’est l’inverse. Josiane ne vomit plus, est en pleine forme et est devenue une assoiffée de sexe, à tout moment. Elle a envie tout le temps de Martin, même en pleine nuit, au bureau, enfin à peu près n’importe où. Ses terminaisons nerveuses, partout, semblent avoir une sensibilité extrême, elle vibre à la moindre caresse.

                Le souci, c’est que Martin est un peu impressionné par ce ventre qui grossit et qui bouge, en plus. Ce sexe féminin cache un étranger, tapi tout au fond. A chaque fois qu’il voit Josiane, il ne voit que lui.

                Et puis, la position de la petite cuillère, ça va bien deux minutes, mais sa Josiane il aimerait bien la retrouver comme avant. Dans toutes les positions.

                Vers la fin de la grossesse, Josiane s’est un peu calmée. La fatigue de ses 8 pauses pipi nocturnes et de ses 16 kilos en plus a eu raison de sa libido. Mais elle s’est mis en tête une nouvelle lubie : déclencher l’accouchement à l’italienne. C’est à dire, grâce à une relation sexuelle.

                Elle se force bien un peu, mais si ça peut lui éviter quelques jours supplémentaires à traîner son boulet… Josiane en mode baleine échouée sur le lit, Martin a beaucoup de mal à se concentrer pour arriver à ses fins. Il se force bien un peu, lui aussi. Il ferme les yeux.

                Alors l'enfant... parait.Rien à voir avec le déclenchement à l'italienne, en passant. Juste, parce que c'était le jour.

                Josiane oublie jusqu’au mot sexe. Ce sexe malmené, déchiré, douloureux, elle ne veut plus en entendre parler. De toutes façons, tout son temps, son esprit, son monde, est entièrement rempli, comblé, par Kevin (oui, Josiane et Martin ont des goûts de chiotte, en matière de prénoms).

                Et puis, elle se trouve grosse, dans la glace. Son ventre tombe un peu, elle est fatiguée, perd ses cheveux, ses racines sont apparentes, ses ongles pas coupés et sa dernière épilation date de son rasage de moule avant son épisiotomie.

                Martin, lui, la désire. En même temps, au bout de deux mois d’abstinence, Josiane pourrait être le pire thon du monde, il la verrait comme Scarlett Johanssen. Presque.

                Josiane et Martin. Jeunes parents d'un nouveau-né, moins de 60 ans à eux deux, installés, deux CDI, amoureux, zéro sorties par semaine et une partie de jambes en l’air par mois. Standard, quoi.

                Et chez vous, ça s'est passé comment?

                A bientôt les petits clous !

                18 avril 2011

                Sommaire

                "L'annonce de la grossesse "

                Il y a des choses dans la vie que l'on voudrait garder pour toujours.
                Notre premier amour (ce mauvais Benoît en CM2 qui portait des baskets à scratch et des polos Mickey)
                Notre première boum (où on a fait tapisserie en regardant les autres couples se former sur "She's like the wind")
                Notre premier appartement (19m² avec chiottes à la turque sur le palier et cafard sur le flacon de gel douche tous les matins)
                Notre premier animal de compagnie (Pantoufle, un adorable chat moisi à l'haleine de raclette récupéré in-extremis dans les poubelles de l'immeuble)

                Et ce moment où on a su, seule ou à deux, qu'on attendait un enfant.
                Cet instant où la vie bascule, où on sait que rien ne sera plus jamais pareil.
                Ce jour où nos nuits vont changer irrémédiablement (ainsi que la déco de notre appart', notre vie sociale etc...)

                Savoir qu'on attend un enfant et le dire de la plus jolie manière possible, c'est le thème sur lequel les neuf blogueurs se sont penchés ce mois-ci. Du café "grand-mère" au chausson rose emballé, de l'annonce chiadée au "tu vas être papa, passe moi un rouleau de PQ yen a plus", nous avons essayé de raconter, toujours à notre manière, comment l'ANNONCE résonne en nous.

                Merci pour votre lecture, régalez vous comme nous nous sommes régalés.

                Et dites nous tout...comment l'avez VOUS annoncé?




                Cliquez sur l'auteur pour lire son billet
                 


                Till the cat, AstridM, Je veux un bébé, Lisa Marcel isirdi, Papa Cube, Marlène Schiappa, E-Zabel, Isabelle Duvert, Maman Travaille, blog de papa, blog de maman, blog de parents, blog maternité, maternité, maternage, parentalité, anonce grossesse, annonce, isolement maternité, baby blues, futur papa, jeune papa, future maman, blog de mamans, Marlène Schiappa Bruguière, Valérie Klobb, blog moi je, blog de working maman, blog 9 mois, 9 blogueurs, Benjamin Buhot, Mamans testent, Marie de Mamans testent, liselotte, jeveux1bébé,

                Moi, je : Effets d'annonce

                
                Mes petits clous,

                Pour cette quatrième édition de 9 blogueurs racontent 9 mois, nous avons planché sur l’annonce de la grossesse.

                Je ne sais pas si vous imaginez, mais vu qu’au moment de la découverte de sa grossesse (et après, un peu, il faut bien l’avouer) la femme a à peu près autant de neurones en état de fonctionner qu’une perruche trisomique, ça a été difficile de trouver dix points de vue originaux sur le sujet de l’annonce.


                Pour éviter la redondance, je vous épargnerai donc l’annonce à mes copines fébriles derrières leur écran qui attendaient le résultat de mon test en direct live tout juste sortie des toilettes, ou l’annonce à mon homme, genre « bon ben je suis enceinte. Tu reveux des céréales ? » (très différente, d’ailleurs, entre la première et la seconde fois), et autres joyeusetés fort bien décrites par mes camarades.

                A la place, j’ai choisi de vous parler de l’annonce au boulot.

                C’est toujours délicat, pour une femme, d’annoncer sa grossesse au bureau. Déjà, ça tombe toujours au mauvais moment, on dirait. Vous venez de changer de poste, ou d’être affectée à un gros projet, ou de prendre de nouvelles responsabilités, ou d’acheter de nouveaux tailleurs super classes que vous ne pourrez pas porter. La loose.

                Donc, vous attendez pour prévenir. En moyenne, jusqu’à ce que ça se voit, sauf si vous êtes du genre «HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII J’SUIS ENCEINTE J’SUIS ENCEINTE J’SUIS ENCEINTE» (ceci existe aussi en version homme, «HIIIIIIIIII J’VAIS ETRE PAPA J’VAIS ETRE PAPA J’VAIS ETRE PAPA» ; sauf que là, ça n’a généralement aucune conséquence sur son évolution professionnelle, s’il ne s’obstine pas bêtement à prendre son congé paternité quand ça l’arrange et non quand ça arrange sa hiérarchie).

                A un moment, et même si les tuniques larges sont à la mode, il va bien falloir vous prendre en main, et y aller. S’agirait pas d’accoucher au bureau, non plus.

                En tant qu’adulte responsable parfaitement libre de son corps et de ses actes, vous vous dirigez donc résolument vers la porte de votre supérieur hiérarchique, heureusement fort sympathique. En chemin, votre dos se voûte un peu, votre pas devient hésitant, votre cœur se met à battre la chamade, et vous vous retrouvez devant sa porte avec l’air d’une gamine de 15 ans prise en faute (note pour les lecteurs: afin de faciliter la compréhension générale du texte, j'appliquerai les conventions suivantes: texte en vert lorsque je parle, parce que le rose ça faisait trop cliché, et texte en rouge orangé lorsque c'est mon suérieur hiérarchique).

                - Je peux te parler?
                - Je suis occupé là, tu peux repasser plus tard ?

                Vous réprimez le « oui bien sûr » qui vous monte spontanément, et avec une pointe de soulagement, aux lèvres. Et vous vous imposez :

                - non, j’en ai pour 5 minutes, c’est vraiment important.
                - OK, je suis à toi.
                - …
                - Oui ?
                - …j’suis enceinte
                - Pardon ?
                - J’suis enceinte.
                - Ah.
                - Ah.
                - Et bien… Félicitations ? Enfin, si je peux me permettre de dire ça. C’est un accident ?
                - [!!!] Non.

                (Rappel aux employeurs : même s’il existe des spermatozoïdes et des ovules de type "warriors" qui passent la double barrière de la pilule et du préservatif, et d’ailleurs je ne doute pas que tout un chacun aura un exemple dans son entourage à me citer, statistiquement au 21ème siècle une femme dans la trentaine, mariée, avec un boulot stable, a une bonne chance d’avoir programmé sa grossesse.)

                - Ah. Bon, et bien, ce n’est pas si grave. Ce n’est qu’une question d’organisation. Tu es là jusqu’à quand ?

                (Euh, ben je sais pas, ça se programme pas trop... Disons qu’avec les congés pathologiques, et puis si ça va pas avant, à cause des transports… Si j’ai des contractions, tout ça…)

                - Enfin, l’avantage, maintenant, c’est qu’on peut décaler une bonne partie des congés maternité de avant à après la naissance, au besoin.
                - Ah.
                - Oui.
                - Bon.
                - …
                - Je vais te laisser, t’étais occupé. A plus tard !

                Vous fuyez de son bureau, à la fois soulagée d’avoir passé cette étape et écœurée de certaines réflexions. A moins que ce ne soit par l’odeur du parfum de la personne que vous venez de croiser dans le couloir. Ou celle de thé au caramel qui flotte dans l’air en provenance du bureau de la secrétaire.

                Vous croyez en avoir fini avec cette page, tournée, hop, on n’en parle plus, fini, torché. Détrompez-vous. C’est là que ça commence.

                La nouvelle, qui couvait en sous-marin depuis quelques jours à radio moquette, vous explose à la figure.

                Tout à coup, la fille du bureau du dessus, que vous croisez une fois par semaine grand maximum dans l’ascenseur et dont vous ne connaissez pas le prénom devient votre meilleure amie, à votre corps défendant. Du plus loin qu'elle vous aperçoit, elle vous alpague à coup de « j’en étais sûre ! » (alors que vous n’avez aucun symptôme visible, limite même pas les seins qui poussent, rien quoi), vous traîne à la pause café mais vous interdit d’en boire (pas dans ton état, voyons), et vous raconte en détail la boucherie qu’a été son accouchement.

                Le gros lourd de service (il y en a toujours un, c’est une question d’équilibre) vous croise et vous lance à la volée :

                « Ahahahah on va attendre qu’il sorte hein ? De voir sa tête, pour être sûr du père, que ce soit pas ton collègue de bureau ».
                Plus de 55 ans, 1m10, et qui mange de l’ail tous les midis, le collègue de bureau. Ahahahah.

                Un anonyme : « Tu vas l’appeler comment? »
                Euh, pour l’instant il fait 3 centimètres et se situe entre le tétard et le poisson bulle. Némo?

                Un autre : « c’est quoi ? »
                Je sais pas, un bébé?

                Et tout le monde sans exception vous regardera alors le ventre en premier, en souriant en coin, ponctuera chacune de vos interventions un peu musclée d’un définitif « ah, les hormones » qui vous enlèvera toute crédibilité, et vos allers-retous aux toilettes seront minutés et commentés. Par contre, à la cantine, vous ferez la queue, comme tout le monde.

                Une grossesse ordinaire, finalement...

                A bientôt les petits clous!

                Astrid.M : ♫ ♪ Je serai là toujours pour toi... ♫ ♪


                Par AstridM

                Till the cat : Le monde doit savoir !

                8h, dimanche matin. Futur Papa et Future Maman se réveillent doucement dans le lit conjugal. Ils ne pensent qu'à une seule chose. Il faut dire que ça fait déjà 6 mois qu'ils essaient ... 

                Futur Papa se lance :

                - Bon, on le fait ce test ?! 


                - Euh … Non, c’est moi qui vais le faire. Je ne sais pas si tu es au courant mais, si c’est toi qui fais pipi dessus, y’a peu de chance qu’on apprenne ma grossesse avant les 18 ans du petit. Toi tu attends sagement dans le lit ou, au pire, tu peux attendre derrière la porte.

                - Ok …

                5 minutes later

                - Aïïïl !

                -Merde, t’étais vraiment derrière la porte. Excuse moi … Bon, t’es prêt ?

                - Oui oui oui ! Vas-y, dis moi, je vais mourir d’une crise intense de suspens intense.

                - T’as dit deux fois intense. T'es stressé ou quoi ? … bref ...  je suis enceinte ! C’est positif !

                - YESSSS !!!!!!!! ON EST LES CHAMPIONS, on est les champions, on est, on est, on est les champions !!!

                - La vache … autant de démonstration de la part d’un mec qui déteste le foot … je crois que les premières nausées sont en train d’arriver … scuse, pousse toi !

                - Chérie, je vais en profiter pour aller faire deux ou trois courses. A tout’

                Futur papa bouillonne de joie. Sa vision du monde extérieur est soudain très différente. C’est comme si toutes les personnes qu’il croise n’attendaient qu’une chose : que futur papa leur annonce la bonne nouvelle, tel un messie du test pipi. Dans l’escalier il croise d’ailleurs Madame Frouchard, la voisine du dessous qui passe son temps à se plaindre du bruit.

                - Bonjour Madame Frouchard ! Je vais être Papa ! C’est génial hein ?! Je file, bonne journée Madame Frouchard !

                Là, Madame Frouchard, imaginant les mois qui suivront la naissance et le bruit qu’un bébé peut générer, hésite entre se jeter par la fenêtre (mais comme elle habite au deuxième, elle craint de se rater) et l’auto-perforation des tympans avec ses aiguilles à tricoter taille 4.

                Futur papa est maintenant dans la rue. Chaque passant semble attendre qu’il lui apprenne la bonne nouvelle. Mais ça va être compliqué de papoter avec tout le monde. C’est qu’il est pressé futur papa. Alors il se contente de hocher la tête frénétiquement tel un Vincent Lindon sur-caféiné, arborant un sourire niais et le pouce levé pour signaler que « Oui, c’est bon ! Le test est positif ! »

                Le voilà arrivé enfin chez Norauto. Il file directement vers le coin des stickers. Il en cherche un bien précis pour mettre à l’arrière de la voiture familiale qu’il vient d’acheter  « Attention, futur bébé à bord » ou même un « Attention, ma femme attend un enfant » mais il ne trouve pas. Ce n’est pas grave, il le fabriquera lui-même en prenant en photo le test de grossesse positif et en intégrant un chouette texte. Futur papa est un pro de Photoshoups !

                Il ressort et passe devant la boulangerie. Il se dit qu’il devrait en profiter pour acheter une baguette.

                A la caisse, la boulangère lui marmonne d’une voix mal aimable :

                - Ca f’ra 90 centimes s’il vous plait.

                En lui tendant une pièce de 2 euros, futur papa en profite pour lui dire :

                - Je vais être papa. Nous attendons un enfant !

                - Ben, ça fait toujours 90 centimes … Merci.

                Elle est émue, la pauvre, c’est touchant  … se dit-il.

                A peine est-il sorti que la boulangère soupire et commente à voix haute

                - Et encore un môme de plus qui viendra me piquer des bonbons …. Pffff.

                Il reste encore une petite course à faire. Futur Papa croise en chemin un « Déjà Papa » et sa poussette MacLaren. Les deux mâles échangent un regard complice. C’est l’instinct animal qui parle. « Déjà Papa » sent qu’il croise un futur collègue. C’est beau.  De son côté, Futur Papa ne résiste pas à lui adresser un petit geste en croisant deux doigts, formant ainsi le fameux signe distinctif « + » dont rêvent tous les maris des « Désirettes » sur Doctissimo.

                « Déjà Papa » a les larmes aux yeux. Non pas par l’émotion suscitée par cette jolie rencontre mais bien parce qu’il frôle la dépression profonde depuis la naissance du tyran qui lui pourrit ses nuits. Il aurait bien voulu prévenir Futur Papa mais il préfère lui laisser le plaisir de découvrir la vérité dans 9 mois.

                Le voilà arrivé chez Kiabi pour la course ultime. Il se dirige vers ce Tee-shirt qu’il avait repéré la semaine dernière. Un beau Tee-shirt avec deux petits symboles et cette phrase magique « Fille ou Garçon ? ». En passant à la caisse il ne résiste pas, une nouvelle fois à informer la caissière :

                - Vous avez compris pourquoi j’achète ce Tee-shirt, n’est-ce pas ? J’attends un bébé ! Je vais le mettre sans plus attendre.

                Jennifer, caissière à mi-temps se mord la joue. Elle attend que Futur Papa s’éloigne un peu pour éclater de rire.

                En rentrant à l’appartement, Futur Papa porte son Tee-shirt fièrement, une baguette dans la main gauche, un sourire niais sur le visage. Sa femme, en pleine conversation téléphonique avec sa meilleure copine pour partager la bonne nouvelle, s’arrête net.

                - Attends, faut que j’te laisse … Ludo vient de rentrer, il porte un Tee-shirt de grossesse rose. Je crois que ça lui a fait un très gros choc cette histoire de test. J’te rappelle. Bisous.

                Mon chéri. Je comprends que tu sois très très heureux mais il faut que tu saches un truc. En dehors de mes parents, éventuellement des tiens, de ta tata Paulette et de mon frère, je crois que les gens ne ressentent pas le besoin que tu leur annonces ma grossesse. On est dans la vraie vie là … pas sur un forum de discussion pour mamans.

                Futur Papa reste bouche bée. Doit-il annuler la petite annonce qu’il a déjà payée dans le journal local pour annoncer la bonne nouvelle ?

                Naaaaan ! Le monde doit savoir ! Future Maman ne sait pas ce qu’elle dit … en plus, il est très bien ce Tee-shirt.


                Allez, il est grand temps de passer à l'opération "coups de fil" maintenant ! 

                24 février 2011

                La Mère Joie: Restau rance

                Fin mai 2008
                Tags: Till the cat, AstridM, Je veux un bébé, Lisa Marcel isidri, Papa Cube, Marlène Schiappa, E-Zabel, Isabelle Duvert, Maman Travaille, blog de papa, blog de maman, blog de parents, Camilla Gallapia, Camille Ravier, La Mère Joie, blog maternité, maternité, maternage, parentalité, culpabilité grossesse, isolement maternité, baby blues, futur papa, jeune papa, future maman, blog de mamans, Marlène Schiappa Bruguière, La Mère Joie, Valérie Klobb, blog moi je, blog de working maman, blog 9 mois, 9 blogueurs, Benjamin Buhot, Marie Mamans testent
                Et ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants. Enfin deux (on dirait qu'à l'époque on saurait pas que je serais en ce moment-même à un mois de mon troisième accouchement). Une fille de dix ans, brune comme un poil de burne, un fils de sept mois, Kojak attitude.


                "Bon, comment on s'organise pour ce soir ?"

                Camilla Gallapia: Retour vers le Futur


                tags: blogs de mères, blogs parentalité, blog BD collectif, blog de parents, Camilla Gallapia, Camille Ravier, La Mère Joie, blog maternité, maternité,Marie de mamans testent, till the cat, benjamin buhot, je veux un bébé, blog de maman blog dessiné, blog illustré, blog illustratrice, blog expo Camille Ravier, Marlène Schiappa, E-Zabel, isabelle duvert, rédactrice blog, 9 blogueurs, liselotte, 

                Liselotte: STOP à la dé-socialisation




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                Valérie de Moi, je: Antisocial

                Bonjour mes petits clous !

                Afin d’aider les futurs jeunes parents à se préparer à la ligature des trompes de madame la venue tant attendue de bébé, permettez-moi, oh inconscients, de vous donner les 5 commandements asociaux des couples avec enfants, pré-requis indispensable à toute relations non protégée dans le but de procréer.

                Avoir des enfants, c’est aussi cela…

                1. Tôt le matin, tu te réveilleras

                Finies les soirées arrosées entre potes avec restaurant, boite, et after à la clé, vous vous éclipsez maintenant des diners sur les coups de 22h, grand maximum, après votre verveine.

                Enfin, quand vous êtes invités. Soit une fois sur dix, maintenant que vous avez des enfants.

                Car l’enfant, lui, soirée ou pas soirée, se lève toujours à la même heure. Tôt. Le week-end, aussi. Surtout.

                2. Les sorties en semaine, tu oublieras

                Avant en semaine, vous pouviez aller boire un verre tranquillement dans un petit bar de jazz en pleine semaine, sur un coup de tête. Le lendemain, vous mettiez votre réveil un peu plus tard, et vous débarquiez au boulot, légèrement fatigué (e), mais la tête encore pleine de musique et de rire.

                Désormais, outre la difficulté de trouver une baby-sitter en pleine semaine et son coût exorbitant, vous n’avez tout simplement pas envie de sortir. Pas envie de vous réveiller le lendemain à 6h30 avec la tête d’un panda neurasthénique pour enchaîner la préparation du petit déjeuner, des enfants pour l’école, et de vous-même pour aller bosser.

                3. Les vêtements, sur internet, tu achèteras

                Vous vous rappelez cette époque pas si lointaine des virées fringues entre copains ou copines, et ces occasions rêvées de papoter, de refaire le monde, de déblatérer sur un tel ou une telle. Cette adrénaline que vous sentiez se répandre dans vos veines à l’approche des soldes ? Vous pouvez oublier.

                Maintenant, vous choisirez vos habits, et ceux de vos enfants, sur la Roudoute, les Trois Helvètes, Kifringue ou Vertmulet. A vous les hauts informes, et les pantalons trop serrés. La compagnie vous manque? Vous pourrez toujours discuter avec l’employé hagard et malpoli du point relais colis.

                Joie.

                4. Tes ami(e)s, grâce aux réseaux sociaux, tu suivras

                Plus le temps de téléphoner à des heures correctes, les seuls créneaux qui vous restent sont 22h-minuit. Plus le temps, non plus, de passer chez des amis à l’improviste, prendre un café, refaire le monde.

                Vous apprendrez que vos amis continuent à vivre, à sortir, à partir en vacances, à s’amuser… sur facebook.

                5. Point de sorties culturelles ne fera

                Le dernier Almodovar ? Un nouveau ballet à l’Opéra ? Une exposition passionnante au Musée d’Orsay ?

                Vous verrez les films, après tout le monde, à la télé, en VF et sans la 3D.

                Pour le reste, en matière de culture, vous vous cantonnerez aux cirques, aux foires foraines en intérieur, aux visites de fermes avec deux ou trois poulets décharnés et un âne qui perd ses poils.

                Mais rassurez-vous, il parait que ça ne dure que quelques années. Il parait.

                A bientôt mes petits clous !


                Valérie, de Moi, je

                Astrid M: Fallait pas les inviter...



                 










                Fallait pas l'inviter By Astridm

                20 décembre 2010

                sommaire

                Bonjour à tous,

                En cette fin d'année, on aurait pu vous dessiner des sapins, se déguiser en lutins, coller des branches de houx et des guirlandes qui clignotent sur le site, ou pire : faire un thème "9 blogueurs content Noël"
                 
                Mais comme on mange des flocons et des pubs à bonnets rouges depuis mi-novembre...
                On va vous parler de La culpabilité pendant la grossesse.

                Ainsi déchargés de ce poids, vous nous souhaitons de festoyer sans remords, en se sentant léger.

                Nous tenons à prévenir que subissant des conditions météo. instables (neige et froid en hiver) il n'y a pas de raison pour que nous échappions aux dommages collatéraux du trafic routier ! Parce que les infos l'ont dit à la télé, nos posts connaîtront aussi des perturbations. Nous espérons toutefois que vous ferez bon voyage, il n'y a pas de wagon-bar, nous vous remercions de votre compréhension et bonne visite, Pensez toutefois à repasser, un post pourrait manquer.^^



                Cliquez sur l'auteur pour lire son billet

                15 novembre 2010

                Comment ça, "y en a deux" ?








                Par Michaël de PapaCube

                Tags: Till the cat, AstridM, Je veux un bébé, Lisa Marcel isidri, Papa Cube, Marlène Schiappa, E-Zabel, Isabelle Duvert, Maman Travaille, blog de papa, blog de maman, blog de parents, Camilla Gallapia, Camille Ravier, La Mère Joie, blog maternité, maternité, maternage, parentalité, culpabilité grossesse, isolement maternité, baby blues, futur papa, jeune papa, future maman, blog de mamans, Marlène Schiappa Bruguière, La Mère Joie, Valérie Klobb, blog moi je, blog de working maman, blog 9 mois, 9 blogueurs, Benjamin Buhot 

                L'éveil des sens !

                Par Jeveux1bebe

                Tags: Till the cat, AstridM, Je veux un bébé, Lisa Marcel isidri, Papa Cube, Marlène Schiappa, E-Zabel, Isabelle Duvert, Maman Travaille, blog de papa, blog de maman, blog de parents, Camilla Gallapia, Camille Ravier, La Mère Joie, blog maternité, maternité, maternage, parentalité, culpabilité grossesse, isolement maternité, baby blues, futur papa, jeune papa, future maman, blog de mamans, Marlène Schiappa Bruguière, La Mère Joie, Valérie Klobb, blog moi je, blog de working maman, blog 9 mois, 9 blogueurs, Benjamin Buhot