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20 décembre 2012

Par Papacube et Marie : Le Grand Rallye des Grosses de Noël.

Wondermaman Vs Multi : Le Grand Rallye des Grosses de Noël


Chaque année a lieu un évènement magique qui rime avec bolduc, emballage, mauvais scouts (voir emballage), carte bleue, playmobil, allées bondées, chariot et listes au Papa Noël qui collent (parce que les nains ne savent pas coller).
Noël.
Et son fameux Rallye des Grosses.
Quoi ?
Vous ne le connaissez pas ?
Non ?

Hé bien, laissez-moi vous présenter ce petit rallye fort sympathique mis en place tous les ans entre le 25 novembre et le 24 décembre.

Le but : opposer deux concurrentes enceintes dans une course frénétique aux cadeaux de Nains.

Les épreuves : se déroulant toutes en magasin de jouets, elles ont pour but de révéler QUI saura au mieux utiliser son intellect et son utérus pour dénicher au plus vite les cadeaux demandés.

L’intérêt : aucun. Si ce n’est vous faire rire. Et vous faire prendre un peu conscience de la difficulté d’avoir un énorme ventre à cette période de l’année (oui, TOI, là, le GOUJAT de la caisse 3 du supermarché de ce matin qui a fait semblant de ne pas voir mon ventre proéminent) (et oui, TOI AUSSI, la blondasse qui m’a gratté la cabine famille à la piscine avec ton unique nain – pardon je m’égare).




Bref, voilà l’Opus 2012 du Rallye des Grosses de Noël….

Concurrente 1 : Wondermaman est enceinte de 8 mois. Elle est censée accoucher après les fêtes de Noël. Comme elle est en congé maternité, elle s’est naturellement proposée pour faires tous les achats de Noël. Pour ses deux wondernains, évidemment. Pour son Georges d’amour, c’est essentiel. Et pour ses neveux et nièces, cela va de soi. Bref, elle entame avec plaisir ses achats de Noël.

Concurrente 2 : Multi est enceinte de son quatrième nain. Elle doit accoucher après les fêtes. Comme elle est en congé maternité, tout le monde pense qu’elle n’en branle pas une et, de ce fait, elle doit se taper toutes les courses pour Noël. Les cadeaux pour ses nains, pour ses neveux et nièces, pour sa famille et pour mémé Simone (la-mémé-du-Mâle-que-le-Mâle-il-a-un-travail-il-ne-peut-decemment-pas-perdre-son-temps-dans-les-magasins).


Pré-requis :

Wondermaman : elle sait ce qu’elle veut. Elle a fait une liste en triant les listes des nains et les désirs inconscients plus ou moins formulés de chacun. De toute façon, elle note toute l’année dans un petit calepin toutes ses petites idées cadeaux qui pourraient faire plaisir aux gens. Comment fait-elle ? Rien de plus simple. Le mois dernier, en visite chez Tatie Moisie, elle a remarqué que sa boîte à gâteaux secs n’était plus fonctionnelle (qu’elle fermait mal quoi). Elle a donc noté dans son petit carnet liberty « Boîte à cookies d’inspiration anglaise pour Tatie Moisie ».
Pour les cadeaux des nains, elle a surfé sur internet histoire de trouver le meilleur plan et a compulsé tous les catalogues de Noël afin de dénicher LE magasin où les jouets seront le moins cher. Elle s’y prend tôt. Evidemment. Elle n’aime guère se précipiter et préfère s’atteler à la confection de gâteaux d’avoine et de son pour fêter Noël dignement la dernière semaine plutôt que d’être dans la cohue des derniers jours.



Multi : Multi était pleine de bonnes intentions. Cette année, je fais TOUS mes cadeaux en novembre, comme ça je suis tranquille en décembre. Bon. Cette année, comme tous les ans, Multi va terminer ses cadeaux le dernier week-end avant Noël. Elle a fait des listes, elle a regardé un peu partout, elle a choisi et consulté le Mâle (qui a bougonné un « oui oui, c’est très bien » devant la théière en forme de cochon prévue pour Mémé Simone. Entre deux séances de préparations à l’accouchement et deux rhumes de nains, elle a réussi à aller une fois dans un magasin de jouets histoire de faire un repérage.
Elle ne trouve rien, change cinquante fois d’avis et à chaque fois qu’elle a cliqué sur « Ajouter dans mon Panier » le message « NON DISPONIBLE – LIVRAISON NON GARANTIE AVANT NOËL » s’est affiché.


Nous avons donc deux concurrentes parfaites pour le Grand Rallye des Grosses de Noël.
Je vous laisse découvrir en image quelques épreuves phares de ce rallye. Images réalisées par notre grand professionnel du Rallye de la Grosse, PapaCube et commentaires en-live réalisés par Mamanstestent, notre chroniqueuse de la Grosse.

1.      Epreuve de la caisse :

Wondermaman arrive en caisse avec sa liste cochée et son caddie rempli de cadeaux. Rien ne tombe, rien ne dépasse, tout est empilé avec intelligence. Elle a trié les paquets par personne comme ça le gentil scout stationné à l’entrée du magasin pourra lui faire ses emballages rapidement. Elle lui laissera un petit sou, c’est évident. Elle arrive en caisse et, tout naturellement, à l’aide d’un grand sourire, demande à passer devant les autres. Elle s’excuse (mais pas trop) et remercie en se caressant le ventretous ces adôrables clients qui lui permettent de ne pas stationner trop longtemps en position debout. 
Bien sûr, elle a la carte du magasin.
Bien sûr, elle pense à prendre des piles.

Tout en papotant avec la caissière de la grossesse (surtout de celle de la caissière) elle règle ses achats et file faire emballer ses cadeaux. Zou.


Multi n’a pas pensé à prendre un caddie en fait. D’ailleurs elle n’a même pas tilté qu’on pouvait prendre un caddie dans un magasin de jouets. Bon, tant pis, elle a empoigné deux paniers en plastique, ça devrait rentrer. Oui, la poupée flippante qui parle rentre très bien. Oui, la voiture de Cars aussi. Le biberon qui s’auto-vide aussi. Ah, l’Arche de Noé playmobil en revanche ne rentre pas bien. Elle tente de le caler entre la poignée et son genou. Bon, cool, ça lui arrache le genou à chaque pas et elle n’a pas fait la moitié des achats.
Une demi-heure après, elle arrive en caisse le genou démonté et avec un ventre légèrement tendu.
Comme c’est la pause déjeuner, il n’y a que deux caisses d’ouvertes et environ 40 personnes à la caisse.
Tout le monde fait mine de ne pas l’avoir vue. La dame juste devant lui propose tout de même de la laisser passer. 
« Merci mais il faudrait que les 39 autres fassent de même Madame »

Ce qui n’a pas l’air d’être à l’ordre du jour. Tout le monde a l’air pressé. 
Multi s’énerve toute seule et envoie un texto agressif au Mâle pour se calmer.
Après avoir attendu très longtemps, une autre caisse s’ouvre. Tout le monde se rue dessus. 
Multi n’est pas assez rapide (ventre et Arche de Noé).
Elle paiera ses achats après une attente encore trop longue, se massera les lombaires, constatera que le scout s’énerve sur les paquets et qu’il ne vaut mieux pas lui faire confiance, oubliera les piles et se souviendra qu’il fallait aussi prendre le bateau pirate pour son neveu.

S'il vous plaît, les gens, vous pourriez deviner, sans que je le demande, qu'il faut me laisser passer???




2.      Epreuve du choix du cadal

Wondermaman, on l’a dit, a fait des listes. Elle sait ce qu’elle veut, elle n’hésite pas un seul instant. Devant les rayonnages, elle empoigne son choix sans trembler. Elle a comparé les produits, lu les critiques et les avis, pu voir certains jouets en démonstration. Elle n’a que faire des promotions et des étoiles clignotantes au-dessus de certains produits de tête de gondole. Elle prend. Elle pose. Elle paie.
Et sait que son choix sera accueilli avec bonheur et félicité par toute sa famille. 



Multi hésite. Elle ne sait pas quelle boîte Playmobil aura le plus de succès cette année. Le château fort a l’air sympa mais il est tout de même cher. Et cette promo sur la piscine ? Oui, mais les nains vont perdre les mini-tongues, c’est certain. Elle stagne depuis 20 minutes devant le rayon Playmobil.
Puis décide de se changer les idées en allant chercher une poupée pour sa nièce.
Et là, même drame.
La blonde ? La brune ?
Celle qui parle ou celle qui a juste des cheveux mirifiques ?
Purée, les Corolle coûtent une blinde !
Multi doit passer un coup de fil à un ami pour être certaine de son choix.
Elle perdra encore 20 minutes devant le rayon poupées.
Avant de rentrer chez elle pour lire des comparatifs de prix et de qualité sur internet. Et d’appeler encore sa belle-sœur pour savoir si sa nièce flippe des poupées qui parlent.

Sinon, j'ai l'impression que la pyramide est pas mal non plus. Non?
Ou bien le cirque? 




3. L’épreuve de la Storio 2




Wondermaman a déjà prévu son cadeau pour son Grand Wondernain qui va sur ses cinq ans. Ça sera une petite tablette, comme Georges. Elle a lu tout ce qui pouvait se lire, sur les écrans capacitifs et sur les cartes mémoires adaptées ainsi que sur les cartouches de jeux compatibles. Elle veut la Storio 2. Elle l’aura. Et au meilleur prix. Après quelques jours de furetage intensif, voilà Wondermaman qui fait une descente au SuperMégaJouets du coin, qui repère l’objet de toutes ses convoitises et qui repart, triomphale, avec l’étui offert (oui, une promo de courte durée repérée par notre experte es promo). Sous le sapin, dans un joli petit papier parsemé d’étoiles de toutes les couleurs, trônera la tablette de Wondernain. Et Wondermaman le regardera, d’un air fier et heureux (et néanmoins satisfait), déballer son cadeau. Et hurler de joie. 
Elle accueillera avec délice les cris étonnés de ses belles-sœurs qui n’ont pas réussi à en dénicher une seule dans toute la France. Elle tapotera son ventre d’un air serein.
Encore une victoire de l’or-ga-ni-sat-tion.



Multi hésite. Une tablette ? Ou non ?
Les nains regardent déjà pas mal la télé non ?
Et puis franchement, bon, ils sont petits non ?
Rhô…
En même temps, après ce trajet en voiture de deux heures, Multi opterait bien pour une tablette. Même si elle sait qu’une tablette pour trois c’est un peu comme annoncer un soir qu’il ne reste plus qu’une seule danette au chocolat. C’est risquer l’écharpage en règle et le « MOUAAAAA d’abooooord ».
En même temps, bon, une tablette ça peut être utile (pour leur taper sur la tête, ajoute le Mâle).
Deux semaines avant Noël, Multi décide donc de prendre une tablette. Mais laquelle choisir. 
Gloups.
Elle surfe sur des blogs qui parlent de tablettes. Et ne comprend rien du tout. 
Hardware ? 
Ecran capacitif ?
Gné ?
Certains recopient des tableaux débiles plein de chiffres et de faux-tests juste pour l’appâter, elle, la mère désespérée de la tablette, elle en est certaine et cela lui donnerait presque des contractions.

Après quelques heures passées à scruter les petites étoiles de notation des tablettes, elle se décide pour la Storio 2. Flemmarde, elle veut commander sur un site. Tout est en rupture de stock.
Radine, elle  fouille sur le Bon coin. 
Les gens revendent leur Storio plus du double, aaaaargh, les fourbes.

Elle prend donc son mal en patience et va arpenter les allées des supermarchés, des magasins de jouets et voit se jouer à chaque fois la même scène :
« Oui, ma petite dame, les tablettes, c’est l’allée 12. Mais je crois qu’il n’y a plus grand-chose ».
Effectivement. C’est la fin des haricots.

« Vous pouvez aller chez WondermégaJouets sinon non ? »
« J’en viens, ils n’ont plus rien que la Golden Tablette à 299 euros »
« Et chez MonBôJouet ? »
« Il ne leur reste que la Débile Tablette à 11 euros qui imite les vraies tablettes mais je pense que le nain ne sera pas dupe »
Multi abandonne donc sa quête de la Sainte Tablette.
Le soir de Noël, Multi verra son nain déballer une ardoise magique. C’est bien aussi.
Le Mâle lui dira « bin pourquoi t’as pas pris une tablette plutôt ? »

Et se prendra un bon coup d’ardoise magique dans la tronche. 
Il ne faut pas énerver les femmes enceintes.



Les tablettes sont dans l'allée 32. Après les guitares en plastique et les poupons en bois.
Fastoche




4. L’épreuve du « J’étais là avant »


Wondermaman avance dans l’allée bondée du Tropd’Jouet et repère sans problème le rayon « super bagnoles ». Elle a repéré dans le magazine SuperParents, l’article « Enfant éveillé comment le gâter » qui donne quelques conseils en matière de cadeaux pour enfants intelligents (les siens).
Elle sait donc exactement ce qu’elle veut : une voiture qui parle anglais, italien, allemand et suédois.
Oui, ça existe. Tout à fait. Et cette voiture quadrilingue qui roule après l’enfant pour lui apprendre à parler ces mirifiques langues est en promotion chez Tropd’Jouets. Où se trouve notre Grosse Wondermaman, sublimement moulée dans son pantalon taille basse de grossesse. Qu’elle a agrémentée d’une petite veste pied de poule pour être plus à l’aise.

Devant elle, le rayon des voitures bilingues, elle zappe, les Wondernains sont déjà bilingues.
Elle se dirige vers les voitures quadrilingues et repère le modèle convoité. Une autre maman est en train de lorgner dessus également. Il va falloir être rapide surtout que la maman en question tend son bras vers la voiture. Heureusement, Wondermaman, triple championne de région de twirling-bâton dans sa jeunesse, a une détente du bras très rapide qui surprend la maman en question.
« Et voilou ! And Yes ! Bravissimo ! Njut ! » conclut Wondermaman en s’emparant de la voiture.
« Bin, heu, oui, d’accord » dit la maman qui vient de se faire gratter la dernière voiture comme une bleue.
« Oooooh, vous la vouliez peut être ? » demande notre concurrente, tout sourire, en se tenant le ventre (qu’elle avance pour intimider l’adversaire)

« Non, non, je voulais juste la voire, il paraît qu’elle est extraordinaire pour les enfants »
« Oh, oui, probablement, mais vous pouvez aussi prendre la bilingue pour les vôtres, je pense que ça sera suffisant. Allez, joyeux Noël ».
Wondermaman, ravie, quittera le magasin en hurlant un « Arrivedeci ».



Multi a réussi à récupérer avec une pince à cornichon la lettre destinée au Père Noël que les nains ont tenu à mettre eux même dans la boîte aux lettres de la rue. Elle s’enferme dans les toilettes et compulse à la hâte les désirs de ses nains.
Elle note fébrilement tous leurs souhaits sur une feuille, replie les listes incognito et reposte la lettre telle un espion raté. 
Deux semaines plus tard, elle doit s’avouer vaincue : elle n’a pas la moitié des objets, tout a disparu des magasins. Bon, tant pis, l’essentiel a l’air d’être cette voiture quadrilingue que Grand Nain a entouré au feutre rouge environ 30 fois.

Pendant quelques jours, Multi tente de se la procurer sur internet. Rien n’y fait, elle est introuvable. Ou si, mais vendue par un obscur vendeur suédois qui assure que la voiture peut aussi monter un meuble Ikea (ce qui rend tout de même l’affaire suspecte).
Et un beau matin, ô joie, Multi découvre dans sa boîte aux lettres (sur laquelle elle avait pourtant écrit « Pas de Pub merci bien et pas de pub ça veut dire pas de pub hein ??? ») une pub pour le magasin Tropd’Jouets qui propose la voiture quadrilingue à vil prix.
Elle s’empare du prospectus, de sa liste et fonce au magasin.
Elle demande dans quelle allée se trouve la voiture.
« Au rayon des voitures »
« Merci. Je suis enceinte et je ne voudrais pas errer vingt ans dans votre labyrinthe c’est pour ça »
« C’est après l’allée des kartings débiles à moteur pour enfants mous »

« Ah, merci, c’est plus clair »



Après 15 minutes d’errance, Multi déniche le rayon « Voitures intelligentes ». 
Il en reste une.
Elle s’approche.

Son ventre est trop gros elle n’arrive pas à se hisser pour l’attraper.
Une femme très grande s’empare de la boîte. Multi sourit et ouvre la bouche pour remercier la grande dame au ventre plat mais l’autre lui assène un :
« Désolée ma petite dame, j’étais là avant, il me la faut »

« Bin moi aussi il la veut »
« oui, mais moi je suis sur ma pause déjeuner là, faut que je retourne bosser. Vous, vous avez le temps d’aller chez Jouets pour Nains et chez Ralecul Des Jouets puisque vous ne bossez pas »
« Gné ? »
Mais Multi est déjà seule dans le rayon et regarde sa liste d’un air désespéré.
Sous le sapin, Grand Nain trouvera bien une voiture quadrilingue.
« Si si le Nain, c’est la même que sur la liste regarde, Papa Noyel ne s’est pas trompé… »

« Mais maman, elle ne parle qu’en français ou bien elle fait des bruits de prout »
« Ah bin ça fait deux langues ça ! »
« Et elle me demande d’aller chercher la clé pour visser la vis dans la bibliothèque Billy avant que nous puissions faire le clic clac Beddinge »
« Ah, et bien, ça fait trois langues, c’est formidable. Prête-la à ton père veux-tu ?? »

Laissez tomber la grosse, j'ai une bagnole quadrilingue et je SAIS m'en servir. Fuck off.




Bilan de ce rallye des Grosses de Noël ??

Wondermaman remporte bien évidemment le rallye.
Multi se gavera de pommes noisettes.
Tatie Moisie sera ravie de sa boîte de cookies.
Multi offrira l’ardoise magique à Mémé Simone.







Joyeux Noël





26 septembre 2011

Tous « burn-outés » ?

Par PapaCube et Mère Bordel.

Partageons quelques brefs instants du quotidien de 6 familles qu'apparemment tout sépare. Tout, ou presque tout. Un étrange mal s'est invité dans leur vie, juste pour dîner, pour les vacances, ou parfois en CDI...
Le burn-out parental.
Le... Le quoi ?
Le burn-out parental on vous dit.
Cet épuisement total de l'un ou l'autre des parents, voire – et là c'est le drame - des deux, alors que la société, la belle-mère, la vieille voisine qui colle régulièrement ses paluches sur les bébés et la caissière du supermarché voudraient qu'ils nagent dans le BON-HEUR le plus TO-TAL.
Rien n'est si simple, ça se saurait...


Voici tout d'abord Sylvie. Personne n'a dit à Sylvie que les T-shirts jaune moutarde quand on a une mine affreuse, c'est un coup à se faire lapider au coin d'une ruelle sombre par la première blogueuse mode venue mais, heureusement pour elle, la blogueuse mode ne marche que dans la lumière. Telle que vous la voyiez là, Sylvie laisse pour la première fois son bébé d'un an à son père. Pas son père à elle, le père du bébé. Un an entier sans sortie le soir. Si on lui avait dit ça avant, elle ne l'aurait jamais cru. Sylvie habite au 32 de la rue Curnonsky, à Lyon. Oui, vous avez bien vu, elle a parcouru seulement 10 mètres. Elle hésite. Elle a un besoin fou de sortir, de revoir ses amies qui l'attendent dans un bar à vin, mais elle n'arrive pas à s'éloigner de cette foutue porte. Quand elle est sortie de l'appartement, Léo hurlait, les yeux inondés de larmes. Elle a une peur folle du spasme du sanglot, depuis un an elle se met la pression: les larmes de son fils lui sont insupportables, et elle est persuadée que personne d'autre qu'elle ne peut le consoler. Comme Léo est un petit être pervers et démoniaque – ils le sont tous – il en remet une bonne couche dès qu'elle s'éloigne. Ou plutôt, parce que Léo est connecté à sa maman et qu'il ne voudrait surtout pas qu'elle ne se sente pas indispensable, il pleure à chaudes larmes quand elle part. Et s'arrête – à croire qu'il a greffé un GPS à sa mère – dès que l'oreille maternelle n'est plus à portée de voix.
Le temps que je vous dise tout ça, Sylvie n'a toujours pas bougé. Elle a une envie terrible d'envoyer un sms à son homme pour lui demander si tout va bien. De remonter chercher...des mouchoirs, un rouge à lèvres, n'importe quoi qu'elle pourrait prétendre avoir oublié. Ce bol d'air, elle en a rêvé, elle qui n'a pas encore repris le travail et passe ses journées en tête à tête avec son bambin, mais là d'un coup, elle n'en veut plus, ça lui semble insurmontable.
Heureusement, dans une seconde, Sylvie se contentera d'envoyer un « J'arrive dans 10 minutes ! » à sa horde de MILFs déjà en train de débouchonner un St Julien 2006, puis de ranger son téléphone et de courir les rejoindre.
Le burn-out parental a ceci d'étrange et de dangereux: Plus on est dedans, moins on arrive à se libérer de ce qui le cause.
C'est un cercle vicieux, une descente aux enfers dont on ne prend conscience qu'une fois qu'on a  touché le fond – ou presque.
Heureusement, la soirée de ce soir va être une révélation pour Sylvie, qui va enfin découvrir que Léo peut aussi passer de bons moments sans elle, et elle, sans lui. Et Bernard, l'heureux papa, découvrira de plus en plus souvent ce que c'est de passer des moments seul avec son fils, avec toutes les joies et...les emmerdes que ça implique !

Voici la famille Ménard. Chez les Ménard, contrairement aux apparences, c'est Julien, le papa, qui a fait une petite pause dans sa carrière pour s 'occuper de Pierre – nous avons coupé le son pour que l'image soit supportable, son cri est extrêmement strident – et Rosa, de dos, qui est visiblement dans  sa phase de destruction. Mais voilà, Julien a craqué, hier, il a fondu en larmes dans les bras d'Emma qui, surprise et inquiète, l'a envoyé s'offrir une journée Spa – Foot – Plage – Glace et a posé sa journée pour prendre la relève. Elle n'a pas très bien compris le craquage de Julien, après tout rester tranquillement à la maison avec leurs deux enfants, c'est quand même pas le truc le plus épuisant de la terre ! Enfin, c'est ce qu'elle se disait à 7h, quand ils dormaient encore tous les deux. Et puis à 8h15, quand ils se chamaillaient doucement en prenant leur petit déj, tandis que Julien partait vers les calanques presque en courant, un sourire d'écolier fugueur aux lèvres. Vers 10h30, quand Rosa hurlait de fatigue sans vouloir se coucher, elle commençait à éprouver un peu de compassion pour son homme. A 13h30, quand elle n'avait toujours pas mangé et qu'elle plongeait sa main nue dans la cuvette des toilettes pour aller y récupérer les 4 rouleaux de papier toilette que Pierre y avait enfoncés, elle se demandait si Julien les avait soudoyés pour être spécialement pénibles. Au moment de cette image, il est 18h15. Emma tient bon en guettant l'ouverture imminente de la porte d'entrée, quand elle reçoit le message tant redouté « ça me fait un bien fou. Merci. J'en profite pour dîner dehors ». Mais pas le temps de se lamenter pour Emma, Pierre est en train de tirer sur le fil du fer à repasser brûlant...
Nous ne sommes pas égaux devant le burn-out. Si Julien a tenu des mois avant d'avoir besoin d'une journée pour lui – et sans doute de passer plus souvent le relais à l'avenir – Emma aurait tout envoyé valser au bout de 15 jours. Il le sait. Elle le sait. Ça l'aide à sourire quand sa belle-mère lui dit « Oh quel dommage que vous n'ayez pas profité d'eux plus longtemps à la maison ! ». Rester à la maison avec les enfants, no way pour elle. Mais elle se promet de le faire de temps en temps pour voir son homme sourire comme ce matin.


Ils ont des sourires de primiparents, ces deux-là. Et pourtant, Thaïs est leur deuxième bébé. Avant il y a eu Lili, qui est à l'école aujourd'hui. Elle vient de rentrer en CP. Alex et Sophie, le burn-out parental, ils connaissent. Lili avait un RGO comme on dit, un reflux gastro-oesophagien. Des heures de douleurs et de pleurs, un bébé qui n'a de moments de répit que dans les bras de ses parents, contraints de marcher pendant des heures avec elle en écharpe ou de dormir assis. Un enfer. Un jour, Sophie n'en pouvait tellement plus qu'elle a eu des images affreuses dans la tête, des pulsions d'une violence inouïe. Elle avait beaucoup lu sur les bébés secoués pendant sa grossesse, alors elle a eu la présence d'esprit de repenser à une plaquette de prévention qui disait de poser le bébé dans son berceau et de sortir prendre l'air ou fumer une cigarette – on a dit une plaquette de prévention des bébés secoués, hein, pas du cancer du poumon – et elle est allée se griller sa première cigarette en 2 ans sur le balcon. Quand elle est revenue, elle a pu s'occuper à nouveau de Lili et a eu un déclic. Elle a réalisé qu'elle n'en pouvait plus.
Elle est partie quelques semaines se ressourcer chez ses parents qui l'ont beaucoup aidée, et au retour elle s'est entourée au quotidien, est beaucoup sortie avec Lili car, dehors, ça se passait toujours beaucoup mieux. Alex a toujours été très à l'écoute et très présent, il l'a aidée à faire en sorte d'aller mieux. Et il est très heureux – ça se voit non ? - de l'arrivée de Thaïs, car convaincre Sophie de retirer son stérilet n'a pas été une mince affaire, et il rêve de 3 enfants. Bon, Alex, deux c'est bien aussi non ? Allez, éloignons-nous sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller Thaïs.
Le burn-out n'est pas seulement une affaire de personnes. C'est aussi une question de circonstances, de moment, de ressources personnelles. Thaïs ne semble pas avoir de RGO, Alex a désormais un emploi du temps plus souple et s'est gardé quelques semaines de vacances pour l'arrivée de Thaïs, Sophie est plus apaisée désormais. Devenir mère avait été un passage difficile pour elle, et elle culpabilisait beaucoup de ne pas ressentir le BON-HEUR qu'on lui vendait durant sa grossesse.




Sonia est HEU-REUSE. Il y en a, quand même ! Elle est cadre RH dans une PME qu'elle aime beaucoup, et c'est son premier jour de travail depuis un peu plus de deux ans. Elle a choisi de s'occuper de James et Elliott, ses jumeaux, jusqu'à leur entrée en maternelle. Et puis l'année dernière a été particulièrement difficile. Elle s'entendait hurler sur ses enfants de plus en plus souvent, alors qu'elle a ça en horreur. Elle n'avait plus la moindre patience avec eux. Son compagnon était souvent en déplacement, il lui arrivait donc de passer 3 jours sans passer un vrai moment en compagnie d'un adulte. Et financièrement, ça devenait compliqué: Passer d'un salaire de cadre à la rémunération du congé parental, ça fait une sacrée différence, du coup ils ne sont pas partis en vacances de l'année, alors que toute la famille avait besoin d'air plus que jamais. Début Août, avant que son patron ne parte en vacances, elle l'a appelé pour lui faire part de sa folle envie de reprendre, et a trouvé une nounou qui leur convenait dans la foulée. La chance sourit aux audacieux. D'ailleurs, c'est la nounou qui est au téléphone, tout se passe à merveille pour les garçons. Sonia se dit que ce qu'il y a de merveilleux avec des jumeaux, c'est qu'ils ne sont jamais seuls.
Il n'y a pas de règle avec le burn-out – enfin, on peut avoir ses règles ET un burn-out, mais ça n'est pas le sujet.
Certains s'épanouiront parfaitement à la maison avec les enfants, tandis que d'autres craqueront justement parce qu'ils doivent gérer leurs intenses journées de boulot en plus de leurs journées parentales. Comme pour tout, le mieux est de s'écouter, de bien se connaître pour redresser la barre avant de partir en vrille. Savoir demander de l'aide. Et ne pas vouloir s'en tenir AB-SO-LU-MENT à ce qui était prévu. Le prévisible, c'est pour les nullipares.





Ça se voit un peu non, que Jérôme et Carine sont au bout du rouleau ? En fait, ils sont surtout morts de fatigue, plus que moralement usés, parce qu'à 6 mois Arthur dort rarement plus de 4 heures d'affilée. Mais tout le monde le sait, s'il y a un bien un truc qui rend dingue, c'est le manque de sommeil. Pour survivre ils ont déjà tenté pas mal de techniques – Jérôme et Carine sont vraiment le couple moderne par excellence, paritaire et démocratique: Que l'un se lève toute la nuit pendant que l'autre dort, puis d'inverser les rôles la nuit suivante, chacun son tour, tous les deux ensemble... Il n'y a pas encore de miracle, et ils travaillent tous les deux à temps plein donc...
Ils ont quand même trouvé le petit truc en plus qui les a sauvés du burn-out complet: Ils se soutiennent mutuellement. Concrètement, je veux dire. A première vue là on pourrait croire que Jérôme chante une berceuse à Arthur. Que nenni. Il joue une sérénade à sa dulcinée. Ou plutôt, il lui chante sa chanson préférée, la classique et cultissime « Let it be ». Et elle s'accroche à ça, quand Arthur pleure, elle ferme les yeux et se concentre sur la chaude voix de son homme et les accords pas toujours très justes de sa guitare. Ça l'aide à ne pas avoir envie de hurler à son tour, quand elle n'en peut plus et que ses tripes s'emmêlent. Celui qui s'occupe de l'enfant a toujours quelqu'un qui s'occupe de lui. Quand c'est Jérôme qui tente d'endormir Arthur, Carine lui caresse souvent les cheveux, ou lui prépare une tartine de pâté. Le pâté, à 3h du mat, ça console de tout. Et puis ils se complimentent. Toujours. Ils se valorisent plutôt, toujours un petit mot positif, un encouragement. Non ça n'est pas le couple magique de l'année, ce deux êtres qui s'aiment et... Qui ont perdu un bébé à 7 mois de grossesse, il y a deux ans. Alors la thérapie de couple qu'ils ont entamée pour aller mieux à ce moment-là, ils en ont gardé plein de clés pour réussir, pour tenir. Et malgré leurs tronches pas très fraîches et leur déficit de sommeil astronomique, jusqu'ici ils s'en sortent.

On retrouve beaucoup de sentiment de dévalorisation dans le burn-out. Celui ou celle qui s'occupe du bébé à la sensation d'être invisible, inutile. Il se vide progressivement de ses forces en « donnant tout » au bébé et ne se ressource pas, ne se remplit pas de l'attention et de l'amour de l'autre qui est lui aussi – pas au même degré, mais tout de même – focalisé sur le bébé.
L'attention perpétuelle qui est portée à celui qui s'occupe d'Arthur, dans le cas de Jérôme et Carine, les empêche d'éprouver ce vide, car ils sont tour à tour dans la peau de « celui qui prend soin de » et dans la peau de « celui dont on prend soin ».
Une bien belle piste à explorer...


Voici à nouveau Sylvie: Nous faisons un petit bond en avant dans le futur. Sylvie n'a pas déménagé mais elle réserve désormais la moutarde à ses plats plutôt qu'à ses t-shirts, et elle s'est teint les cheveux en blond, parce qu'elle a eu besoin de changer de tête, de look, d'air... Sylvie a eu besoin de changement après ce premier bébé et un burn-out sévère dont elle n'a réalisé la gravité qu'au bout d'un an, quand elle a commencé à sortir, à se retrouver, à se souvenir qu'elle était femme avant d'être mère, et que l'un ne va pas sans l'autre. Sylvie est toujours une vraie geek, accro à son téléphone et aux réseaux sociaux. Et puis la maternité, elle a remis ça. Suzy a 4 mois et dort paisiblement avec son papa et son grand frère, Léo. Cette fois Sylvie s'est juré de ne pas reproduire les mêmes erreurs, de laisser une place plus grande à son homme, qui lui même a grandit, s'est affirmé en tant que père, et a compris, avec le recul, comment soutenir au mieux sa famille, sa femme, la mère de ses enfants.
Ce soir Sylvie twitte comme une dingue, une de ses grandes potes, jeune maman, est en train de sombrer en plein burn-out, elle ne se connecte que pour parler de couches et de vaccins et oublie de répondre quand on lui demande si elle va bien, elle ne prend le temps de rien. Et ça, Sylvie, ça lui rappelle des souvenirs douloureux. Alors elle va passer la soirée chez elle ce soir, et elle espère bien la traîner dehors pour rompre l'isolement et la routine dans lesquels elle s'est enfermée.

C'est aussi parce que les couples parentaux sont si isolés que le phénomène de burn-out parental s'installe et perdure. C'est aussi la responsabilité de leur entourage de ne pas se contenter d'un « Tu verras, après, plus rien ne sera comme avant », avec le petit sourire narquois du gladiateur triomphant dans l'arène. Il y a toujours des façons subtiles d'accompagner ceux qu'on voit prendre la route dangereuse qu'on a empruntée avant, s'il s'agit d'amis proches ou de membres de la famille avec qui on s'entend bien.


On n'a pas encore inventé de vaccin contre le burn-out parental, ni de navettes pour partir en vacances dans le passé, se reposer une semaine en amoureux du temps où on n'était pas encore parents. En attendant, un peu de bon sens, une once de soutien, une dose de bienveillance, et peut-être une préparation à la vie à trois pendant la grossesse – parce que des mois de préparation à l'accouchement qui dure quelques heures et rien pour anticiper les longs mois de réglages qui suivent, c'est un peu disproportionné – devraient suffire à épargner pas mal de naufrages, burn-out et autres séparations déchirantes...






24 février 2011

Sommaire

Bonjour à tous,

Bienvenue pour le 3ème opus. Après avoir abordé le thème de la grossesse à travers l'œil de 9 personnalités différentes et celui de la culpabilité, nous allons faire un saut dans le temps et atterrir après la naissance.  Imaginons... Tu es un nouveau parent.
Tu es maintenant équipé. Tu as déjoué les pièges du quotidien, assimilé les manuels de montages de meubles et de siège-auto. Tu as compris les gestes de survie et adapté ton rythme de vie à ton nouvel environnement. Tel un reptile, tu as abandonné ta peau de jeune personne unique ignorante pour endosser celle de jeune parent responsable d'autrui. Tu as mué et cette peau commence à moins te gratter. C'est là, qu'en révélant la tête du nid familial, tu vas regarder où sont les autres.
Quels autres ? Et bien, nous y venons dans le thème du mois :
                             
                                              La (dé) socialisation des jeunes parents.

Aussi, plus on est de fous plus on rit ! Nous avons le plaisir d'accueillir 2 invités MèreJoie et Camilla Gallapia


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Nous remercions tous les blogueurs qui ont relayés ce blog et pour Le thème précédent : La culpabilité, le magazine Paroles de Mamans nous a gâté avec ces belles pages dans son magazine papier sur la joyeuse bande. Vous pouvez retrouver Emma et son équipe le site, le blog et dans les kiosques le 5 mars.
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Papa Cube: Mais vous faites quoi de vos week-ends, bon sang ?

"Mais bon sang, c'est pas possible ! Tu veux me faire croire que vous avez pas le temps de faire un petit ciné, un restau, un brunch ou même une petite sortie qu'on aille se boire un verre ensemble ? C'est incroyable vous êtes devenus des vrais no-life, vous faites quoi de vos journées les week-ends ?"










Donc effectivement pour ceux qui ont bien suivi, on peut éventuellement sortir vers 17H00 / 17H30, mais en revanche il faut qu'on soit rentrés pour 18H00 parce que c'est l'heure du bain !

20 décembre 2010

sommaire

Bonjour à tous,

En cette fin d'année, on aurait pu vous dessiner des sapins, se déguiser en lutins, coller des branches de houx et des guirlandes qui clignotent sur le site, ou pire : faire un thème "9 blogueurs content Noël"
 
Mais comme on mange des flocons et des pubs à bonnets rouges depuis mi-novembre...
On va vous parler de La culpabilité pendant la grossesse.

Ainsi déchargés de ce poids, vous nous souhaitons de festoyer sans remords, en se sentant léger.

Nous tenons à prévenir que subissant des conditions météo. instables (neige et froid en hiver) il n'y a pas de raison pour que nous échappions aux dommages collatéraux du trafic routier ! Parce que les infos l'ont dit à la télé, nos posts connaîtront aussi des perturbations. Nous espérons toutefois que vous ferez bon voyage, il n'y a pas de wagon-bar, nous vous remercions de votre compréhension et bonne visite, Pensez toutefois à repasser, un post pourrait manquer.^^



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Juste histoire d'en rajouter une couche...

Les raisons d'éprouver de la culpabilité sont nombreuses pendant une grossesse. On peux avoir par exemple :


Ou encore, plus spécifique à la grossesse gémellaire :


Mais pour maman Cube, c était trop simple !
Elle s'est donc débrouillé pour rajouter un peu de piment à tout ça.


Rassurez vous finalement Maman cube a bien assuré pendant sa grossesse et les jumelles sont nées (presque) à terme !


15 novembre 2010

Comment ça, "y en a deux" ?








Par Michaël de PapaCube

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