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20 décembre 2012

par e-zabel et AstridM : On m'avait dit...



On m'avait dit... Par e-zabel et AstridM



On m’avait dit : "tu verras c’est que du bonheur la grossesse"

Et j’ai vomi 3 mois non-stop

On m’avait dit : "le 2e trimestre c’est génial, c’est la meilleure période"

Et j’ai annoncé ma grossesse à mon futur ex chef

On m’avait dit : "le 3 trimestre, profites en pour te faire chouchouter, surtout que ça tombe pendant Noël"

Alors, j’ai rêvé…


De saumon, de champagne, des cadeaux « bien-être », de jolies attentions de mes proches, etc… Ah bien sûr, je savais que je n’aurai pas tout ! Je suis enceinte mais tout de même, j’ai gardé 2 ou 3 neurones.

Mais là bon.


Par Moi, je : Soyez à la fête !

Par Moi, je :


Bonjour mes petits clous!

Pour notre dernier rendez-vous 9 blogueurs de l'année, le thème de la grossesse pendant les fêtes nous a inspiré (on est des fous, je sais. On a bien hésité avec les précautions à prendre en cas de canicule, notez-bien, mais notre anticonformisme naturel s'arrête là où le n'importe quoi commence. Enfin, parfois.).

Tout le monde se dit que grossesse pendant les fêtes égale grosse galère. Impossible de manger de bons trucs, de boire de l'alcool, couchée à 9h, etc... C'est en partie vrai.

Mais au lieu de vous lamenter sur ce qui n'est que partie remise (vu que statistiquement, Noël et le Nouvel An tombent en moyenne une fois par an, grosso modo, même les années bissextiles), je vous propose plutôt de tirer tout le parti que vous pouvez de votre état transitoire. Et des choses à faire, il y en a !

Avantage n°1 : Vous n'organiserez pas Noël chez vous cette année (sauf pour les super masos, ça existe). En effet, le monde entier veut vous avoir à manger, la femme enceinte étant très décorative à côté du sapin. Ça fait un peu crèche vivante, tout ça, il manque juste le bœuf et l'âne (et encore, ils sont souvent là aussi, mais c'est une autre histoire, pas de polémique).

Avantage n°2 : Vous pouvez sans risque éviter les plats que vous n'aimez pas, en brandissant une contre-indication formelle de votre général en chef aka gygy (gygy = gynécologue, comme toute personne ayant été enceinte au moins une fois dans sa vie le sait), voir en simulant une légère nausée. Par exemple, les chocolats Leader Price fourrés à la gelée parfum framboise synthétique, c'est très mauvais pour une femme enceinte, elle risque une rubémégaloplasmose et de graves malformations pour le bébé. Spécialement entre la 23ème et la 25ème semaine de grossesse. Vraiment. Ah oui, tiens, vous êtes dans votre 24ème semaine, quelle coïncidence !

Avantage n°3 : Vous ne mangez pas pour deux, certes. Mais personne ne se risquera à la moindre remarque si vous reprenez deux fois du chapon rôti. Surtout que vous n'avez pas pu goûter ces chocolats à la framboise...

Avantage n°4 : Vous n'avez pas le droit à l'alcool, c'est incontournable.Faites-vous donc faire par une bonne âme (chéri, belle-maman, etc...) des jus de fruit frais au blender. Choisisse des parfums de luxe, papaye, goyave, fruits de la passion... Et oui, quel dommage, ce sont les seuls que vous digérez.

Avantage n°5 : Vous êtes fatiguée. Très. Et évitez donc les corvées, de fait. Vous avez aussi le meilleur lit, la meilleure place dans la voiture, etc... On vous câline. Laissez-vous faire!

Avantage n°6 : Vous avez des comptes à régler avec certaines personnes vaguement apparentées ? Profitez-en, vous pouvez vous permettre de dire leurs quatre vérités à tout le monde. Ah... Ces hormones...

Avantage n°7 : Non, vous ne pouvez pas faire 800 kilomètres en voiture pour aller embrasser grand-tante Gertrude, celle qui a du poil gris au menton. Même avec la meilleure volonté du monde. Ni en train d'ailleurs.

En résumé, si je n'avais qu'un conseil à vous donner, ce serait : « profitez ! »... Parce que l'année prochaine, il n'y en aura plus que pour le (les?) petit(s) findus que vous trimbalez actuellement soigneusement planqué(s) dans votre utérus.

A bientôt les petits clous et passez de bonnes fêtes de fin d'année, vous et ceux que vous aimez !

6 février 2012

Par Moi, je : Humain vs Dieu

Félicitations ! Vous êtes enceinte.

Le bâtonnet encore humide d’urine à la main, entre un dossier à la mairie pour demander une place en crèche, un message sur facebook pour annoncer la nouvelle et la vérification de vos droits aux allocations familiales, vous jetez un coup d’œil distrait à l’agenda médical de votre grossesse.
Tiens, bizarre. Il semblerait qu’être enceinte, c’est presque un boulot à plein temps.

Pourtant, le médecin vous a annoncé une grossesse « normale » d’un bébé « normal », c’est à dire, la 8ème merveille du monde, bien sûr. Pas de complications particulières à part quelques « petits maux de la grossesse » comme on les appelle joliment (quand on n’est pas enceinte. Enceinte, on appelle ça les pires 9 mois de sa vie).
Vous vomissez, vous tombez dans les pommes, vous grossissez, votre visage bourgeonne, bref vous portez la vie.

Mais alors, c’est quoi tous ces rendez-vous à prévoir, ces prises de sang, ces échographies, ces trucs aux noms barbares, test de O’Sullivan, marqueurs sériques ?

Ca ferait pas un petit peu beaucoup tout ça, non ?

Il est de mon devoir de vous répondre franchement. Si. Ca fait beaucoup.

Mais heureusement, voici quelques petites astuces pour un suivi de grossesse sans se prendre la tête. On dit merci qui ?

1. Profitez de vos rendez-vous mensuels chez le gynécologue pour vous faire soigner des trucs dont vous n’avez jamais eu le temps de vous occuper avant. 

    Votre mycose au gros orteil gauche qui traine depuis trois ans et demi, vos crises d’aphtes régulières, cette plaque d’eczéma qui traine sur votre coude? Tout est bon pour rentabiliser au maximum ces heures passées dans un cabinet médical. Un gynécologue a suivi sa formation générale de médecine, après tout. Et, qui dit que pour une fois, il ne sera pas content de soigner autre chose que des MST ?

    2. Jouez. 
      Vous connaissez le « business loto » ? Et bien, sur le même principe, je vous propose le :

      GROSSESSE LOTO

      Voici une grille dont vous pouvez cocher les cases lors de vos rendez-vous médicaux. Une fois une ligne ou une colonne complétée, vous devez crier « charlatan ! » et vous marquez 10 points.

      Faites un concours de points avec vos amies !



      (1) la grossesse n’est pas une maladie 
      Il parait. Mais si d’aventure vous ne la considériez pas comme une maladie, on s’empressera de vous rappeler qu’il ne faut pas pousser le bouchon trop loin, Maurice.

      (2) Spasfon 
      L’un des seuls médicaments que vous pourrez prendre durant votre grossesse sans craindre d’attenter à la vie de votre enfant. Et encore. Il deviendra vite l’un de vos meilleurs amis, et vous en aurez environ 4 boites pleines en réserve en permanence.

      (3) montez sur la balance 
      L’envie de faire monter sur la balance les femmes enceintes dès qu’il les aperçoit est un trouble obsessionnel compulsif typique de l’obstétricien, de même que leur faire un toucher vaginal.

      (4) Deux doigts 
      Ouverture de votre col après quelques mois de grossesse, et après avoir trop porté le petit dernier. Peu apprécié par le corps médical dans son ensemble.

      (5) C’est pour votre bien et celui du bébé 
      Manœuvre de culpabilisation typique qu’utilise le médecin pour tenter de vous convaincre de quelque chose alors qu’il perçoit une réticence naturelle de votre part. Exemple : de l’utilité de faire le tri-test.

      (6) C’est rien du tout (variante : c’est normal) 

      Désagrément pour vous mais sans conséquence à priori pour le bébé, donc on s’en fout. On peut ranger là dedans l’ensemble des « petits maux de la grossesse ». En gros, ne comptez pas trop sur votre médecin pour vous aider à propos de vos vomissements, de votre fatigue, de votre mal de dos, ou de votre circulation paresseuse.

      3. Faites des blagues au personnel soignant. 

      Un rendez-vous médical, c’est parfois chiant comme la mort. Pimentez-le ! Succès garanti !

      Par exemple :

      - blagues à votre médecin 
      • Prenez 12 kilos en 1 mois 
      • Le médecin déteste que la prise de poids ne soit pas régulière. Faites attention trois ou quatre mois de suite, puis brusquement, gavez-vous de couscous, tartines de rillettes beurrées, couenne de porc frite, donuts et coca cola. Passez vos journées au macdo ou au KFC.    
      • Annoncez à votre obstétricien que finalement vous aller accoucher à la maison 
      • Le médecin considérera toujours que l’accouchement à la maison est un acte criminel et totalement inconscient. Avec une telle annonce, il devrait partir au quart de tour.    
      • Annoncez-lui fièrement que vous avez presque arrêté de fumer et que vous n’êtes plus qu’à 5 paquets par jour. 
      • Version bis : arrêter de boire. 

        - blagues à l'anesthésiste

        • Annoncez à l’anesthésiste que vous ne voulez pas de péridurale  
        • L’anesthésiste est là pour faire une péridurale. Si vous lui enlevez sa raison de vivre, il devient hargneux voir méchant, et vous promet les pires souffrances. 

          - blagues à l’infirmière qui fait la prise de sang

          • Demandez-lui si elle a du mal à trouver la veine. Dites lui que hier, vous, vous n’avez pas réussi.  
          • Observez la décoloration subite de son visage. Priceless.

            - blagues à l’échographe 

            • Encore une fille ! Ca va finir par couter cher en avortements, cette histoire ! 
            • Priceless. (bis) 

              - blagues à la sage-femme pour la préparation à la naissance 

              • Demandez-lui si c’est normal que votre libido soit augmentée et s’il y a un risque pour le bébé ? A sa réponse négative, précisez que c’est quand même fatigant ces soirées en club de partouzes, maintenant que vous êtes dans votre 8ème mois, et que vous allez essayer de vous limiter à 3 fois par semaine . 

              • Demandez-lui si le liquide amniotique protège bien le bébé du monde extérieur ? A sa réponse positive, précisez que ça tombe bien parce que quand votre conjoint vous tape dessus, il vise toujours le ventre, heureusement que bébé est bien protégé. 


              Tout ceci n’est évidemment qu’une liste très limitée, laissez courir votre imagination !

              4. Transformez votre grossesse en happening perpétuel 

              Ce ne serait pas un petit peu morose tous ces examens ? Pour mettre un peu de vie là dedans, vous pouvez par exemple inviter toute votre famille aux échographies et faire la fête. A l’annonce du sexe, prévoyez un lâcher de ballons bleus et roses, et un gâteau surprise avec lâcher de colombes. Oui, parfaitement, dans la salle de 2 mètres carrés de  l'échographie. Plus on est de fous...

              Vous pouvez aussi faire une « glucose party » lors de votre test de dépistage du diabète gestationnel, avec bonbons Haribo à volonté !

              Et enfin...

              5) Profitez de votre grossesse pour vous former en gynécologie 

              Les termes médicaux n’auront plus de secrets pour vous, vous saurez presque lire une échographie (il est ou le cucul, elle est ou la têtête ?).
              Et puis, vos nombreuses heures passées sur des forums médicaux et à contempler votre bide valent bien 10 années d’étude. Demandez après l’accouchement le certificat correspondant à l’obstétricien.

              Bonus : Vous validez ce cursus avec mention si vous avez des jumeaux ou que vous passez finalement par la césarienne après plusieurs heures de travail inefficace.


              Vous avez maintenant toutes les clés pour rentabilisez vos rendez-vous et passer des heures à vous amuser! Have fun!

                30 mai 2011

                Moi, je: Petits et grands... (bonheurs)



                Ces deux barres, lorsque je n’y crois plus. Un test mécanique, fait à la va-vite. Surprise.



                Cette photo, quelques jours après. Très floue, en noir et blanc. Un vague haricot, un petit point battant. Tout va bien. Tout va bien.

                18 avril 2011

                Moi, je : Effets d'annonce

                
                Mes petits clous,

                Pour cette quatrième édition de 9 blogueurs racontent 9 mois, nous avons planché sur l’annonce de la grossesse.

                Je ne sais pas si vous imaginez, mais vu qu’au moment de la découverte de sa grossesse (et après, un peu, il faut bien l’avouer) la femme a à peu près autant de neurones en état de fonctionner qu’une perruche trisomique, ça a été difficile de trouver dix points de vue originaux sur le sujet de l’annonce.


                Pour éviter la redondance, je vous épargnerai donc l’annonce à mes copines fébriles derrières leur écran qui attendaient le résultat de mon test en direct live tout juste sortie des toilettes, ou l’annonce à mon homme, genre « bon ben je suis enceinte. Tu reveux des céréales ? » (très différente, d’ailleurs, entre la première et la seconde fois), et autres joyeusetés fort bien décrites par mes camarades.

                A la place, j’ai choisi de vous parler de l’annonce au boulot.

                C’est toujours délicat, pour une femme, d’annoncer sa grossesse au bureau. Déjà, ça tombe toujours au mauvais moment, on dirait. Vous venez de changer de poste, ou d’être affectée à un gros projet, ou de prendre de nouvelles responsabilités, ou d’acheter de nouveaux tailleurs super classes que vous ne pourrez pas porter. La loose.

                Donc, vous attendez pour prévenir. En moyenne, jusqu’à ce que ça se voit, sauf si vous êtes du genre «HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII J’SUIS ENCEINTE J’SUIS ENCEINTE J’SUIS ENCEINTE» (ceci existe aussi en version homme, «HIIIIIIIIII J’VAIS ETRE PAPA J’VAIS ETRE PAPA J’VAIS ETRE PAPA» ; sauf que là, ça n’a généralement aucune conséquence sur son évolution professionnelle, s’il ne s’obstine pas bêtement à prendre son congé paternité quand ça l’arrange et non quand ça arrange sa hiérarchie).

                A un moment, et même si les tuniques larges sont à la mode, il va bien falloir vous prendre en main, et y aller. S’agirait pas d’accoucher au bureau, non plus.

                En tant qu’adulte responsable parfaitement libre de son corps et de ses actes, vous vous dirigez donc résolument vers la porte de votre supérieur hiérarchique, heureusement fort sympathique. En chemin, votre dos se voûte un peu, votre pas devient hésitant, votre cœur se met à battre la chamade, et vous vous retrouvez devant sa porte avec l’air d’une gamine de 15 ans prise en faute (note pour les lecteurs: afin de faciliter la compréhension générale du texte, j'appliquerai les conventions suivantes: texte en vert lorsque je parle, parce que le rose ça faisait trop cliché, et texte en rouge orangé lorsque c'est mon suérieur hiérarchique).

                - Je peux te parler?
                - Je suis occupé là, tu peux repasser plus tard ?

                Vous réprimez le « oui bien sûr » qui vous monte spontanément, et avec une pointe de soulagement, aux lèvres. Et vous vous imposez :

                - non, j’en ai pour 5 minutes, c’est vraiment important.
                - OK, je suis à toi.
                - …
                - Oui ?
                - …j’suis enceinte
                - Pardon ?
                - J’suis enceinte.
                - Ah.
                - Ah.
                - Et bien… Félicitations ? Enfin, si je peux me permettre de dire ça. C’est un accident ?
                - [!!!] Non.

                (Rappel aux employeurs : même s’il existe des spermatozoïdes et des ovules de type "warriors" qui passent la double barrière de la pilule et du préservatif, et d’ailleurs je ne doute pas que tout un chacun aura un exemple dans son entourage à me citer, statistiquement au 21ème siècle une femme dans la trentaine, mariée, avec un boulot stable, a une bonne chance d’avoir programmé sa grossesse.)

                - Ah. Bon, et bien, ce n’est pas si grave. Ce n’est qu’une question d’organisation. Tu es là jusqu’à quand ?

                (Euh, ben je sais pas, ça se programme pas trop... Disons qu’avec les congés pathologiques, et puis si ça va pas avant, à cause des transports… Si j’ai des contractions, tout ça…)

                - Enfin, l’avantage, maintenant, c’est qu’on peut décaler une bonne partie des congés maternité de avant à après la naissance, au besoin.
                - Ah.
                - Oui.
                - Bon.
                - …
                - Je vais te laisser, t’étais occupé. A plus tard !

                Vous fuyez de son bureau, à la fois soulagée d’avoir passé cette étape et écœurée de certaines réflexions. A moins que ce ne soit par l’odeur du parfum de la personne que vous venez de croiser dans le couloir. Ou celle de thé au caramel qui flotte dans l’air en provenance du bureau de la secrétaire.

                Vous croyez en avoir fini avec cette page, tournée, hop, on n’en parle plus, fini, torché. Détrompez-vous. C’est là que ça commence.

                La nouvelle, qui couvait en sous-marin depuis quelques jours à radio moquette, vous explose à la figure.

                Tout à coup, la fille du bureau du dessus, que vous croisez une fois par semaine grand maximum dans l’ascenseur et dont vous ne connaissez pas le prénom devient votre meilleure amie, à votre corps défendant. Du plus loin qu'elle vous aperçoit, elle vous alpague à coup de « j’en étais sûre ! » (alors que vous n’avez aucun symptôme visible, limite même pas les seins qui poussent, rien quoi), vous traîne à la pause café mais vous interdit d’en boire (pas dans ton état, voyons), et vous raconte en détail la boucherie qu’a été son accouchement.

                Le gros lourd de service (il y en a toujours un, c’est une question d’équilibre) vous croise et vous lance à la volée :

                « Ahahahah on va attendre qu’il sorte hein ? De voir sa tête, pour être sûr du père, que ce soit pas ton collègue de bureau ».
                Plus de 55 ans, 1m10, et qui mange de l’ail tous les midis, le collègue de bureau. Ahahahah.

                Un anonyme : « Tu vas l’appeler comment? »
                Euh, pour l’instant il fait 3 centimètres et se situe entre le tétard et le poisson bulle. Némo?

                Un autre : « c’est quoi ? »
                Je sais pas, un bébé?

                Et tout le monde sans exception vous regardera alors le ventre en premier, en souriant en coin, ponctuera chacune de vos interventions un peu musclée d’un définitif « ah, les hormones » qui vous enlèvera toute crédibilité, et vos allers-retous aux toilettes seront minutés et commentés. Par contre, à la cantine, vous ferez la queue, comme tout le monde.

                Une grossesse ordinaire, finalement...

                A bientôt les petits clous!

                24 février 2011

                Valérie de Moi, je: Antisocial

                Bonjour mes petits clous !

                Afin d’aider les futurs jeunes parents à se préparer à la ligature des trompes de madame la venue tant attendue de bébé, permettez-moi, oh inconscients, de vous donner les 5 commandements asociaux des couples avec enfants, pré-requis indispensable à toute relations non protégée dans le but de procréer.

                Avoir des enfants, c’est aussi cela…

                1. Tôt le matin, tu te réveilleras

                Finies les soirées arrosées entre potes avec restaurant, boite, et after à la clé, vous vous éclipsez maintenant des diners sur les coups de 22h, grand maximum, après votre verveine.

                Enfin, quand vous êtes invités. Soit une fois sur dix, maintenant que vous avez des enfants.

                Car l’enfant, lui, soirée ou pas soirée, se lève toujours à la même heure. Tôt. Le week-end, aussi. Surtout.

                2. Les sorties en semaine, tu oublieras

                Avant en semaine, vous pouviez aller boire un verre tranquillement dans un petit bar de jazz en pleine semaine, sur un coup de tête. Le lendemain, vous mettiez votre réveil un peu plus tard, et vous débarquiez au boulot, légèrement fatigué (e), mais la tête encore pleine de musique et de rire.

                Désormais, outre la difficulté de trouver une baby-sitter en pleine semaine et son coût exorbitant, vous n’avez tout simplement pas envie de sortir. Pas envie de vous réveiller le lendemain à 6h30 avec la tête d’un panda neurasthénique pour enchaîner la préparation du petit déjeuner, des enfants pour l’école, et de vous-même pour aller bosser.

                3. Les vêtements, sur internet, tu achèteras

                Vous vous rappelez cette époque pas si lointaine des virées fringues entre copains ou copines, et ces occasions rêvées de papoter, de refaire le monde, de déblatérer sur un tel ou une telle. Cette adrénaline que vous sentiez se répandre dans vos veines à l’approche des soldes ? Vous pouvez oublier.

                Maintenant, vous choisirez vos habits, et ceux de vos enfants, sur la Roudoute, les Trois Helvètes, Kifringue ou Vertmulet. A vous les hauts informes, et les pantalons trop serrés. La compagnie vous manque? Vous pourrez toujours discuter avec l’employé hagard et malpoli du point relais colis.

                Joie.

                4. Tes ami(e)s, grâce aux réseaux sociaux, tu suivras

                Plus le temps de téléphoner à des heures correctes, les seuls créneaux qui vous restent sont 22h-minuit. Plus le temps, non plus, de passer chez des amis à l’improviste, prendre un café, refaire le monde.

                Vous apprendrez que vos amis continuent à vivre, à sortir, à partir en vacances, à s’amuser… sur facebook.

                5. Point de sorties culturelles ne fera

                Le dernier Almodovar ? Un nouveau ballet à l’Opéra ? Une exposition passionnante au Musée d’Orsay ?

                Vous verrez les films, après tout le monde, à la télé, en VF et sans la 3D.

                Pour le reste, en matière de culture, vous vous cantonnerez aux cirques, aux foires foraines en intérieur, aux visites de fermes avec deux ou trois poulets décharnés et un âne qui perd ses poils.

                Mais rassurez-vous, il parait que ça ne dure que quelques années. Il parait.

                A bientôt mes petits clous !


                Valérie, de Moi, je

                Astrid M: Fallait pas les inviter...



                 










                Fallait pas l'inviter By Astridm

                20 décembre 2010

                sommaire

                Bonjour à tous,

                En cette fin d'année, on aurait pu vous dessiner des sapins, se déguiser en lutins, coller des branches de houx et des guirlandes qui clignotent sur le site, ou pire : faire un thème "9 blogueurs content Noël"
                 
                Mais comme on mange des flocons et des pubs à bonnets rouges depuis mi-novembre...
                On va vous parler de La culpabilité pendant la grossesse.

                Ainsi déchargés de ce poids, vous nous souhaitons de festoyer sans remords, en se sentant léger.

                Nous tenons à prévenir que subissant des conditions météo. instables (neige et froid en hiver) il n'y a pas de raison pour que nous échappions aux dommages collatéraux du trafic routier ! Parce que les infos l'ont dit à la télé, nos posts connaîtront aussi des perturbations. Nous espérons toutefois que vous ferez bon voyage, il n'y a pas de wagon-bar, nous vous remercions de votre compréhension et bonne visite, Pensez toutefois à repasser, un post pourrait manquer.^^



                Cliquez sur l'auteur pour lire son billet

                Marlène Schiappa - Maman travaille: Sexe et grossesse, les liaisons dangereuses

                Marlène Schiappa: Sexe et grossesse, liaisons dangereuses

                Vous trouvez mon titre racoleur ? Détendez-vous, vous avez échappé à "la première gorgée de sperme" et autres jeux de mots délicats. Puis je me suis souvenue que nous sommes sur un blog familial, ici... Pour cette deuxième session, nous avons donc décidé de vous parler culpabilité pendant la grossesse. Et là, y'a pwoblem comme on dit: pour moi, la culpabilité, elle a commencé à l'heure pile de la naissance de ma fille. Avant, je n'en avais aucune. Je ne fume pas. Je ne bois pas. J'ai même mangé des légumes, bu de l'eau minérale, fait tous mes examens pendant la grossesse, été à la piscine, parlé à mon ventre, fait les exercices de relaxation... A 5 mois de grossesse, la chambre était prête pour "le cas où elle arrive plus tôt". A 6 mois, je connaissais par coeur la totalité des guides de puéricultures de la FNAC (et là je dis merci à Olivia Toja qui a écrit les 2/3 de ces guides et m'a donc servi de doula sans le savoir)

                J'avais aussi prévu d'allaiter (mouarf) donc je disposais de soutien-gorge d'allaitement, coussinets, et tutti quanti. Le porte-bébé attendait sagement son tour, de même que le landau au cas où le porte-bébé soit inconfortable pour le futur Bébé. J'avais écrit une lettre de bienvenue à ma fille, remplit sa commode de vêtements, préparé des jouets, acheté dix paquets de couches d'avance, et mis des draps dans son lit (pour vous c'est normal, mais moi je ne fais pas le ménage normalement, alors changer des draps...)

                Bref, en y pensant, j'étais une vraie petite mamuniste. C'est après que ça s'est gâté. Mais de culpabilité, non: je continuais à sortir, à voyager, et mis à part la prise de sang mensuelle / les nausées / les vergetures / la grossesse ne changeait finalement pas grand chose à mon quotidien. Dans mon entourage, j'étais une des premières à être enceinte, je n'avais donc pas de norme et personne pour dire "moi, quand j'étais enceinte, je..." J'avais donc un petit côté monstre de foire somme toute assez agréable.

                Mais en y réfléchissant, je vois un élément de culpabilité: le sexe. Tout a commencé par une discussion informelle avec une copine se plaignant de ne pas avoir fait l'amour depuis un mois; et me disant d'un air compatissant: "Mais toi ma pauvre, ça doit être pire encore..." Regard interloqué: "Euh non merci ça va pour moi, pas plus tard que cette nuit je me suis grave..." La copine me coupe la parole: "AAaaah ! je veux pas entendre ça ! mais t'es folle ? et le bébé ?"

                Voilà. La copine coquine qui imagine un gang bang avec un bébé au milieu; le pote qui considère que tu envoies "une giclée de sperme dans la tête du bébé"; la belle-mère à l'ancienne qui te propose de faire chambre à part alors que tu es enceinte de 6 mois et en couple depuis 6 ans, et nos amis des forums.

                Ah, Doctissimo, le meilleur ennemi de la femme enceinte ! Quelle que soit ta question, tu es sûre de déclencher une vive polémique à base de kikoo lol. "Bonjour, pensez-vous que je puisse avoir des relations sexuelles pendant la grossesse ?" Réponses: "Ca va pas non, malédiction sur toi, Dieu tout puissant" / "Tant que tu allaites, hein... tu vas allaiter n'est-ce pas ?" / "Venez tester ma crème contre la cellulite à yolande@yahoo.fr" / "Espèce de sale obsédée !!! Tu peux pas te retenir 9 mois ???"/ "Ah ben bravo, bravo de penser au cul alors que des gens meurent dans le conflit Israelo-Palestinien"/ "Oh oui tu peux, d'ailleurs ça m'excite les femmes enceintes: contacte moi vite ! signé Bernard"

                Avant d'être enceinte, la femme se DOIT d'être sexy. Sex toys, récits érotiques, robes moulantes, allusions, si tu n'es pas sexy tu n'es pas une femme. Mais du jour où elle devient "future maman", wohoho you better STOP before you go and break my heart. J'en veux pour preuve les vêtements de femme enceinte: A l'époque, j'avais le choix entre trois pantalons de grossesse et deux hauts. Eh, bien, même maintenant: je vous lance un défi: essayez donc de trouver une robe de grossesse sexy ! Un peu décolletée, un peu moulante, un peu courte... Impossible. Ostentatoire. Fail. Error 404.

                Marlène Schiappa (blog Maman travaille)

                Comme le conclurait une mamuniste anonyme: "Maintenant, tu es une Mère. Il ne faut pas tout mélanger."

                De toute façon ça va jamais !

                Si on me demandait de donner un seul et unique conseil pour passer une bonne grossesse, ça serait simple :
                « Fais comme tu le sens parce que de toute façon, quoi que tu fasses, ça n’ira jamais ! »
                Voilà comment à mon sens exterminer cette vermine de culpabilité.
                Vous savez la saleté qui apparait systématiquement dès que le signe + apparait lui sur votre bandelette immaculée de pipi …
                Ne dites pas le contraire ! Je n’invente rien !

                Qui n’a pas pensé quasi immédiatement après la joie du résultat estompée : « merde bordel (de chiotte, c’est « contexte » quoi) est-ce que j’ai bu de l’alcool ces derniers jours ? »
                Ah… Ba voilà. Et ce n’est que le début d’une longue liste de prise de tête…

                Manger des fruits et des légumes pour faire le plein de vitamines (et accessoirement avoir un bon transit… hum), oui mais ATTENTION !!! Gare !! Prudence !!! « Ces crudités sont-elles effectivement bien lavées ???? » (toxo toussa)

                Manger un bon gros mac doc ou des moules frites, là juste parce que c’est une envie de femme enceinte quoi ! Oui, c’est important de ne pas frustrer la future maman… mais ATTENTION !!! Gare !!! (toussa) : c’est trop gras, trop sucré, trop risqué !

                Faire du sport c’est bon pour tonifier la ligne, pour garder la forme … mais cela peut-être dangereux pour le col, les contractions… 

                Tu continues à bosser comme une dingue par envie ou contrainte : malheureuse !! T’es pas un peu dingue, et ton bébé !!!

                Tu es en arrêt et tu zones sur le canapé : malheureuse !!! Tu vas grossir comme une baleine échouée et c’est mauvais pour le bébé !!!

                Ah bon … on fait quoi alors ? On coupe la poire en deux ? Non, on fait comme on le sent. SAUF pour l’alcool : finito bye bye interdit pour de vrai. Ça, c’est suffisamment clair.

                Et ne croyez pas que ça s’arrête une fois le bébé arrivé…
                Non ne croyez pas.
                C’est pire en fait.

                Tu bosses : comment vas-tu faire pour le faire garder, pauvre gosse il verra jamais sa mère !
                Tu bosses pas : mais tu vas faire comment financièrement ! Ah et puis encore un gamin qui va rester accro à sa mère et qui va devenir associable ! 

                Tu n’allaites pas : mon Dieu mais c’est pourtant ce qu’il y a de meilleur pour ton enfant !!! Tu le prives d’une santé parfaite, d’une complicité incomparable avec sa maman….. bref c’est une honte !
                Tu allaites : mais euh dis-moi tu vas l’allaiter jusqu’à quel âge en fait ? Il tête encore ?! Mais il te prend pour une tétine ou quoi ? T’es sûr qu’il est bon ton lait ?

                Il va à la crèche : ah ba dis donc, il va en choper des maladies en collectivité !
                Il est gardé à domicile par une nounou : encore un qui va pas apprendre à vivre avec d’autres enfants, ça en fera un capricieux qui ne prête rien !

                Donc jeune maman padawan, fais comme tu le sens, comme tu peux, tout ne sera pas parfait, mais c’est bien normal, car qu’est-ce que la perfection ? Voilà, tu as trouvé, elle n’existe pas. Et tant mieux.
                N’écoute pas les remarques désagréables, concentres-toi plutôt sur celles, constructives de ceux qui ne jugeront pas mais voudront juste tout simplement te donner un coup de main sincère et expérimenté.
                Et même là, fais ensuite… COMME TU LE SENS. (je vois que ça rentre, c’est pas trop tôt !)

                e-zabel

                C’est pas ma faute, m’sieur l’agent... Je suis enceinte!

                Hello les petits clous!

                Suite à d’intenses séances collégiales de beuveries concertation, la communauté de l’anneau de “9 blogueurs racontent 9 mois” a choisi pour ce mois-ci un nouveau sujet passionnant lié à la grossesse.

                Ca a donné ça, par mail (Ceci est une fiction. Toute ressemblance avec des personnages réels ne serait que purement fortuite et absolument pas transposable avec de vrais blogueurs dans la vraie vie.).

                       - Quand-est-ce qu’on se fait une bouffe ?

                       - Une bouffe ? Plutôt une bonne bouteille, ou une tournée générale de mojitos !!

                       - Et sinon, vous avez des idées de sujet pour le prochain article sur le blog commun ?

                       - Ah bon, il y a un nouvel article ?

                       - Je peux pas, j’ai piscine...

                       - Moi je suis débordée j’ai même plus le temps d’aller aux toilettes, alors un nouvel article...

                       - Je propose "la culpabilisation pendant la grossesse".

                       - Ah ben tiens, maintenant qu'on en parle, j'ai bien 2/3 anecdotes...

                       - Oui !! Trop bien !! Plein de trucs à dire sur le sujet !!

                       - Ah bon ? Mais t’es un homme, tu vas raconter quoi ??

                       - Bon ben proposez un autre sujet, alors ?

                       - ...

                       - ...

                       - ...

                       - OK, on va prendre ça.... Quelqu’un veut un autre mojito ?

                Voilà. Alors le léger souci technique que j’ai avec ce sujet, c’est qu’en fait je n’ai jamais ressenti ce sentiment de culpabilité pendant mes grossesses. Un détail, me direz-vous, manquerait plus qu’on soit obligé de connaître quelque chose pour pouvoir en parler (ça se saurait)!

                Jamais, pas la moindre ne serait-ce qu’ébauche de cette sensation désagréable, pendant mes 9 mois, fois 2 (avec un peu de rab, même).

                Jamais, et même pas pour les grands thèmes de culpabilisation classiques liés à l’arrivée du second, « l’aimerai-je autant que le premier, mon cœur va-t-il grandir avec lui ? » (sache que durant la grossesse, les seul trucs corporels qui grandissent avec bébé c’est le bide, les seins, la culotte de cheval, et les hémorroïdes).

                Non, je n’ai jamais culpabilisé. Et pourtant, c’est pas faute que tout le monde ait essayé de m'y pousser.

                Dans l’ordre, la famille :
                • « Encore un garçon ? Tu aurais pu t’appliquer et nous faire une petite fille, il y en a marre des mecs »
                Désolée, je ferai mieux la prochaine fois.

                • « Comment vous allez l’appeler ? Vous êtes sûrs ? Non franchement, je n'aime pas trop. Je vais m’y habituer hein, je pense, mais là… »
                Tant mieux, parce qu’il risque de s’appeler comme ça à vie, comme qui dirait…

                • « Tu vas encore l’allaiter celui-là ? Mais tu n’auras pas assez de lait, tu te rappelles comment ça c’est passé avec le premier ? »
                Oui, plutôt bien en fait.

                • « T’es sûre que t’as le droit de manger ça ? »
                Non, mais j’ai le droit de rien manger, et accessoirement, je t’emm***.

                Le papa :
                • « Tu peux arrêter de bouger dans le lit toute la nuit ? Je dors moi !! T’as qu’à te lever sans bruit et descendre l’escalier dans le noir ! Moi, quand je me lève, je fais pas tout ce ramdam ».
                Mais toi, t’as pas avalé un bonhomme Michelin qui fait des galipettes quand tu dors. Enfin, quand tu essaies. Entre deux pauses pipi et une crampe au mollet.

                Les amis :
                • « Allez, un petit verre ?? Mais si quoi un petit verre c’est tout, ça a jamais tué personne !! »
                Ben, justement, maintenant qu’on en parle...

                Les collègues :
                • « Enceinte ?? C’est un accident ? »
                !!!

                • « J‘espère que tu ne feras pas comme ces filles qui prennent leur congé pathologique alors qu’elles vont très bien, juste pour que ça leur fasse des vacances »
                Ben, justement, maintenant qu’on en parle...[le retour]

                Le gynéco :
                • « Montez sur la balance. Combien ? Ah oui. Ahem. Ca fait quand même 2 kilos 612 de plus que la dernière fois. Vous mangez quoi ? »
                Ca te regarde ? Ah oui, merde. J’avais oublié que enceinte, tu tombes dans le domaine public.

                • « Vous êtes sûre que vous prenez bien vos vitamines ? »
                Non, je les donne aux canards, pourquoi ?

                • « Le triple test, c’est vous qui voyez hein. Vous ne voulez pas le faire ? Pas de problème. C’est juste que bon, c’est remboursé, et puis si vous découvrez à la naissance que votre enfant est handicapé, vous ne viendrez pas pleurer ».
                Non mais de toute façons, je sais que ce sera ma faute, et qu’en plus c’est quasiment inévitable, vu que j’ai pas mangé 10 fruits et légumes par jour.

                L’anesthésiste :
                • « Et surtout, me sortez pas la connerie de « je veux accoucher sans péri », pour venir me la demander en pleurant quand vous aurez trop mal, je me ferais alors un plaisir de vous dire que c’est trop tard »
                Alors, tu vois, ce que je suis sûre de demander en accouchant, c'est la péri mais avec quelqu'un d'autre.


                J'en passe, et des meilleures... Et vous? Qu'est-ce qu'on vous as sorti de bien culpabilisant pendant votre grossesse, ou celle de votre femme?

                A bientôt mes petits clous!!

                Valérie

                Rencontre avec...




                Astridm


                9 blogueurs, 9 mois, bebe, grossesse

                Jour J ! Les feux de la rampe ...

                « Chéri … ? Je crois que cette fois-ci, on peut partir à la maternité. C’est le bon jour ! »

                Voici comment à commencé cette journée d’Avril. Un peu tôt à mon goût puisqu’il n’était que 5 heures du matin. Ca va aller vite pensais-je. Avec un peu de chance, je vais même pouvoir regarder Auto-Moto avec ma fille dans les bras.

                6h30, monitoring pour vérifier que bébé va bien.

                Les contractions sont douloureuses et rapprochées.
                Je me risque à poser une question : « Ca fait mal comment une contraction ma chérie ? »

                « Tu veux vraiment savoir ? Je pense que la douleur est supérieure à celle que tu as ressentie le jour où tu es tombé à califourchon sur la rampe d’escalier. Environ 4 fois supérieure. »
                Oh merde. Rien que de repenser à cet épisode de la rampe sur laquelle je faisais l’andouille en jouant les équilibristes, mes poils se dressent sur mes bras. Elle doit vachement douiller quand même … Le pire, c’est que je suis en partie responsable de sa souffrance. (4 fois supérieure ! je ne vais pas m’en remettre) Il va falloir que j’assure.



                9h, le col n’est pas encore assez ouvert.

                Le travail se fait lentement. Je comprends que je peux faire une croix sur Auto-Moto. Je suis même prêt à renoncer à regarder toutes les émissions d’Auto Moto de l’année pour que le calvaire de ma p’tite femme s’abrège rapidement.
                Et ces contractions qui n’en finissent pas de la faire souffrir. 4 fois supérieure la douleur … je n’arrive pas à m’ôter de la tête cette information du matin.

                « Chérie, est-ce que tu veux que je t’apporte un truc à manger ? »
                « Mais t’es stupide ou quoi !?! La sage femme a bien dit qu’il fallait rester à jeun !?! »

                Moi je disais ça pour rendre service hein. Une façon de me rendre utile et de déculpabiliser un peu de ne pouvoir faire grand-chose.
                Coupable … voilà, je me sens coupable de ne pas pouvoir prendre une partie de cette douleur. C’est assez injuste quand on y pense. Non seulement c’est elle qui s’est privée de quasiment tout pendant la grossesse mais c’est aussi à elle de subir 100% de la douleur de l’accouchement. J’ai bien essayé de l’accompagner dans ces 9 mois de frustration. J’ai même fait une croix sur la clope pour qu’elle ne soit pas tentée. De toute façon ça tombait bien puisque nous voulions arrêter.

                Ah, j’ai une idée. A chaque contraction, au lieu de la regarder comme un âne, je vais m’arracher un poil de nez. C’est bien ça, non ? Ca fait super mal de s’arracher un poil de nez. Je suis même prêt à refaire le coup de la rampe. Mais bon, y’a pas de rampe ici … et ça resterait toujours 4 fois moins douloureux.

                13h15, on est enfin en salle de travail.

                Ma femme a même eu droit à la péri ! Youpi ! Fin de la douleur ! Ca tombe bien, je commençais à être à cours de poils de nez.
                Entre temps j’ai enfilé les sur-chaussures et la charlotte ridicule (Charlotte n’est pas le nom de la sage femme hein, c’est le chapeau en papier … vous avez les idées mal placées). C’est bien d’être un peu ridicule. Ca compte un peu dans le processus de déculpabilisation. D’ailleurs, je vais même aller jusqu’à la machine à café avec la charlotte sur la tête.
                Là bas, j’y croise d’autres pères rongés par les mêmes sentiments. Tous affublés de leur charlotte. On échange un regard complice et on déguste ce café sans goût avant de retourner près de nos femmes qui souffrent.

                16h. Faut pousser maintenant.

                Vas-y ma chérie ! Enfonce tes ongles dans mon avant bras ! Je me découvre une satisfaction à souffrir de concert avec elle. Serait-ce la mise au jour d’une tendance masochiste ? Non, non … toujours la dé-culpabilisation.

                16h30. La miss est là.

                Je suis ridicule. Je n’ai plus un seul poil de nez. J’ai le bras gauche mauve mais ça y est enfin ! Nous sommes 3. Peu à peu le sentiment de culpabilité cède la place au sentiment de joie.

                « Monsieur, nous allons vous demander de bien vouloir sortir. Il faut que nous recousions Madame car nous avons dû lui faire une épisio »

                « Une épisio ? … Tenez, je vous confie ma fille. Pouvez-vous m’indiquez la rampe d’escalier la plus proche ? Ne cherchez pas, vous ne pouvez pas comprendre ! »

                Till the Cat

                5 trucs pour lesquels je me suis sentie coupable … ou pas.





                5 trucs pour lesquels je me suis sentie coupable, ou pas. 9 blogueurs, 9 mois, bebe, grossesse

                Faites entrer l'accusée !

                Aujourd'hui public, prépare toi à lire un document inédit. Et oui, dans ma grande mansuétude, je te propose d'assister en VIP au procès de Multi*.
                Tu as l'air surpris?
                Crois moi, il fallait bien que ça arrive un jour.


                Que je t'explique.
                Multi est enceinte de son troisième nain et manifestement, elle ne fait rien comme il faut.
                Rien du tout.
                Heureusement son attitude délétère et dangereuse a été repérée par Primi* (notre femme enceinte parfaite dopée à Famili et à Doctissimo) qui a alerté (dans la minute) Wondermaman (notre expert ès nains) qui a tout de suite organisé un procès exceptionnel.

                * Je te renvoie au précédent artikeul nouveau public qui découvre ma prose pour la première fois (et qui est déjà abasourdie par tant de style - et tant de modestie) pour apprendre que Primi = primipare et que Multi = multipare (ou bien tu es une grosse feignasse et tu gougeulise tout ça, ça ira plus vite va!).

                Multi comparaît donc en cette journée de décembre devant quelques professionnels de la grossesse, j'ai nommé:

                - Primi, jeune future maman très au fait de ce qui peut et de ce qui ne peut pas se faire quand on attend un nain grâce à ses nombreuses lectures hautement intellectuelles (forums Auféminin et Doctissimo, Famili, Parents, Neuf Mois). .
                - Wondermaman, l'expert ès nains. Elle viendra compléter les affirmations de Primi grâce à ses connaissances sans failles et à son expérience de wondermaman (qui a tout de même élevé sans peine cinq Wondernains). Elle ne manquera pas, comme toute bonne copine (qui fait tout bien, c'est-quand-même-pas-compliqué) de prodiguer d'excellents (et culpabilisants) conseils.
                - Georges, conjoint de Wondermaman et mouche du coche à ses heure.
                - Tati Relou, adepte de la philosophie ' de comptoir) du avant-c'était-pas-pire, avocat de la défense (pauvre Multi).

                Mais chuuut, je me retire. Le procès commence.

                Accusation 1: Multi  a mangé un Mac Dal
                Les faits:
                Bin oui quoi, il était 14h, tu avais faim. Tu es sortie du boulot avec des nausées et tiens??...un grand M jaune...(bave et salivation - envie de gras). Bon, allez, on est enceinte, un kilo de plus ou de moins, hein? ça ne se verra pas... et ce soir, je mange des pâtes au fromage comme tous les soirs de la soupe.
                Personne ne te laisse passer dans la file d'attente et ça, ça t'énerve (tu sens monter les nausées de l'hypoglycémie). Arrivée devant la jeune fille (sexy même avec un horrible sweat shirt vert), tu caches ton ventre sous le comptoir et tu commandes d'un air assuré:
                - Bonjour, je voudrais le Menu XL sioupère géant avec Maxi Frites, Maxi Burger, Maxi Coca, Maxi Graisses, et surtout Maxi Dessert. 
                - Très bien Madâme, je vous mets le Burger gratos avec ceci?
                - Oui, évidemment. Et vous pourrez me mettre des Maxi Sauces aussi?

                Évidemment, tu as dévoré ce met délicat en te disant que ce n'était PAS BIEN, bourré de graisses dégueulasses et de calories adipeuses et celluliteuses.
                Et puis, ensuite,  tu as eu mal au ventre. Évidemment, c'était trop. Et évidemment, tu as eu faim deux heures après. Et tu as comblé ce manque avec un thé et des biscuits. Et le soir, tu avais envie de pâtes au fromage. Il faut écouter ses envies de femme enceinte non?
                Et avec la carte famille nombreuse on a le droit à une maxi frites en plus nan? C'est pour mon goûter en fait...

                L'accusation, Primi: Je pense que Multi exagère, elle aurait pu tout de même se préparer un petit repas comme je le fais tous les matins avant de partir au boulot. C'est tout de même plus simple de se préparer un plat équilibré non? Elle aurait ainsi évité de manger trop de calories, ce qui nuit au bébé. En plus, ce sont de mauvaises graisses, ce n'est pas avec ça qu'elle va apporter des Oméga Truc à son nain. Enfin, moi je dis ça, je l'ai lu dans Famili hein?
                Mais quand je l'ai vue s'empiffrer de trucs mauvais pour son petit bibi, mon sang n'a fait qu'un tour. Il faut qu'elle fasse attention à ne pas manger trop gras. Ses kilos, il faudra bien qu'elle les perde ensuite. Gygy a dit, pas plus de 12 kilos. Alors bon... Et puis ce soda...il y a plein de bulles, ça va lui donner des flatulences. Ce qui n'est pas bon pour le transit. Elle ferait mieux de boire de l'Hépar. Et de supprimer les desserts trop sucrés, c'est à cause de ça qu'elle a déjà un énorme ventre... j'en suis sûre.
                Faudra pas s'étonner si elle nous fait un 4kg...et qu'elle a du mal à le sortir...
                Ce soir, c'est carotte Chouchou...

                Le conseil de Wondermaman: Évidemment, Primi a raison et Wondermaman - c'est à dire moi même (huhuhuhu), enceinte, ne se nourrit que d'huile d'Oméga 3 (et même 4), de poisson frais bien cuit et de germes d'Halfafa. Mon alimentation est saine, je privilégie le bio et le naturel. La viande? Bien entendu, mais pas plus d'une fois par jour, et pas de viande trop grasse. Je sais qu'il faut varier les plaisirs et croyez moi, je passe du temps à faire mon marché avec mes nains le samedi matin. Ils adorent ça, déambuler sagement dans les allées, sans se perdre, sans hurler, sans se battre (ni même voler des fruits sur les étals).  Les soupes, les gratins de légumes relevés de quelques épices douces, je cuisine sain et je souhaite développer le goût du petit être qui grandit en moi. Alors le grand M jaune, c'est non. Les micronains n'ont que NOUS pour bien manger, il n'est donc pas question de leur faire ingurgiter de la junk food in utero.

                Oh Georges!!! Tes asperges ont l'air truculentes!!

                Georges: acquiesce, il aime à préparer des petits plats sains, bios et riches en protéines du bonheur pour toute sa petite famille. Le midi, il prépare un petit plat à sa femme, varié et équilibré. Le soir, il sait faire plaisir tout en respectant l'équilibre alimentaire de sa progéniture. D'ailleurs les Wondernains terminent toujours leurs assiettes en remerciant bien poliment. Et détestent le Mac Dal. Préfèrent manger de bons légumes pour être en bonne santé.


                Le mot de la fin va à la défense: Tatie Relou: 
                Bah de mon temps, on n'avait que des patates à bouffer le soir et c'est pas pour ça que les nains étaient plus cons hein?!!
                éké sapelerio Kézak. C'est pas mal comme prénom pour une fille ça nan le Mâle?



                Accusation 2: Multi n'a pas renoncé à son café du matin

                Les faits: Ce matin, lever de Petit Nain à 6h18. Youhou. Danse de la cerne. Le Mâle a émis un "c'était moi le week end dernier" (mais bien sur - c'est chacun MON tour). Tu t'es levée. Tu as chopé Petit Nain avant qu'il ne réveille Grand Nain. Trop tard et c'est un Grand Nain à la voix aigüe qui a sauté de son lit en hurlant "ya école maman???".
                "Bin, non, on est dimanche"
                "Ouééééééé, génial!!"
                "Heu, ça dépend pour qui en fait..." (achevez moi tout de suite)
                Et te voilà, dimanche matin, 6h30, en bas, avec deux nains déjà fatigués.
                Te promettant de les coller à la sieste à midi. Allez, midi et demie. Mais pas plus tard. Putain, plus que 6h à tenir. Gulp. Et il pleut dehors.
                Tu passes en revue dans ton cerveau encore embrumé les activités sympathiques qui s'offrent à toi.
                Pâte à modeler (un peu sèche et toute mélangée mais ça fera l'affaire - le nain fera des gâteaux caca d'oie)
                Pâte à sel (nan raté, il n'y a plus de gros sel, Grand Nain a voulu faire la mer dans sa baignoire)
                Peinture (mon dieu, peinture - tu te gardes ça en dernier recours, la dernière fois même Mistigri a failli se suicider dans le bocal du poisson rouge...)
                Pâtisserie (moué, la dernière fois tu t'es retrouvée toute seule à faire des biscuits avec les emporte-pièces du nain - sans compter la vaisselle - pendant que les nains végétaient devant Oui Oui parce qu'ils "en avaient marre des gâteaux maman c'est nul en fait")
                Découpage et collage (et ramassage des minis morceaux de papier par terre, puis lavage des vêtements collés et pleurs parce que colle dans les cheveux- on oublie tout de suite)
                Gommettes (pas mal - si on oublie le ramassage du dos de la gommette que Petit Nain lance au sol systématiquement)
                Jouer au train Ikéa (ouais, ils vont finir par se taper sur la tête avec les rails en hurlant "c'est MAAAAA train" (pour Petit Nain) et "tu sais même pas faire le circuit t'es pas beau" (pour Grand Nain)

                Oh, un escargot le nain...comme c'est toriginal... tu nous ferais pas un beau boudin en plus??

                Devant si peu d'alternatives, tu allumes la télé et tu leur mets un vil Dividi.
                Ratatouille? Cars? (tout ce qui dure plus d'une heure et qui n'est pas entrecoupé toutes les trois minutes d'un générique entêtant - type Petit Ours Brun ou ces mauvais Tchoupi & Doudou).
                Tu te réfugies ensuite dans la cuisine et tu te fais un bon café. Chaud. Et grand. Histoire de tenir le coup jusque midi. Plus que 5h30.


                Tiens Multi, un petit café pour tenir le coup...


                L'accusation, Primi: 
                Un café. Si. Un vrai. Je veux dire pas un déca. Nan. Un noir de chez noir, un ristretto quoi. Un double moccachino. La totale.
                Un concentré de caféine direct dans le cordon du tout petit. Je rêve. Multi est inconsciente. Elle devrait déjà se lever plus tard, tranquillement, et déguster une compote au saut du lit pour éviter les nausées matinales.
                Puis, petit déjeuner au calme, pour ne pas avoir de soucis digestifs. Je lui suggère de boire une tisane ou un thé déthéiné du Grand Cochon d'Inde au feuilles blanches du Fleuve Wu-Long. Rien ne l'empêche de manger des All brans pour améliorer son transit. Peut être même pourrait elle prendre le temps de se presser un bon jus d'orange pour son apport en vitamine C.
                Enfin, bon, ce n'est tout de même pas compliqué de supprimer la caféine. Il y a quand même un minimum d'efforts à faire quand on est enceinte.
                Huhuhuhu...une verveine-tilleul-hibiscus-camomille, la préférée de Primi. C'est la détente et relaxation anti-jambes lourdes

                Le conseil de Wondermaman: Il est clair qu'abuser de café n'est pas raisonnable et ça, Multi doit le comprendre. Georges me fait toujours un bon petit décaf' Lungo le matin qu'il m'apporte au lit pendant qu'il joue avec les enfants dans leur chambre. Ce qui me permet de déjeuner au calme.
                Quelques toasts au miel de montagne et un verre de jus d'orange bio, rien de tel pour bien démarrer la journée. Multi doit supprimer ces excitants et prendre soin de son tout petit. Je ne comprends pas pourquoi elle est si fatiguée...

                Multi (passablement énervée) : "Bah viens passer deux jours à la maison, morue!"

                Le mot de la fin va à la défense: Tatie Relou:
                Vous voulez quand même pas qu'elle commence la journée avec un pisse-mémé non???



                Miam, un jus de pâquerettes pour bien commencer la journée!



                Accusation 3: Multi a porté des choses. Genre lourdes.

                Les faits: Ce matin, tu étais à la bourre (qui a dit comme tous les matins - un Mâle non?) pour le déposage  jetage des nains à la crèche et à l'école. Mais ce n'est pas entièrement de ta faute (qui a dit "elle a toujours une bonne excuse? - un Mâle encore?). Petit Nain avait décidé de faire une maxi bouse atomico-explosive (qui a d'ailleurs détruit la nouvelle couche alvéolée Pampers). Et cette bouse odorante (et ma foi limite gerbante), comme à chaque fois, tu ne l'as pas détectée tout de suite. Non, c'est dans l'entrée, au moment de partir, que tu as senti ce délicat fumet s'échapper de la couche du nain. Alors qu'il était tout engoncé dans son anorak de ski, la cagoule sur la tête et l'air énervé. Alors oui, plutôt que d'attendre que sa Majesté du Petit Nain daigne monter une par une les trente six marches qui mènent à la salle de bain, tu as saisi le paquet puant sous le bras et tu as filé le changer. Fissa.
                Et puis la journée avançant, il a bien fallu aller faire quelques courses...et entre le lait de croissance de Petit Nain, le lait entier de Grand Nain, ton lait demi-écrémé, les bières du Mâle (oui, il n'est pas très laitage), les packs de yaourts (oui, vu la consommation, tu prends par packs de 16) et les bouteilles de jus d'orange...tu as rempli rapidement ton caddie. Que tu as vidé toute seule dans ton coffre. Et oui.
                Déjà que personne ne t'a laissé passer à la caisse prioritaire, il ne faut pas imaginer qu'une bonne âme va venir t'aider à mettre les courses dans le coffre...

                Oui Maman, oui, je te laisse là, ya le deuxième qui braille...
                L'accusation, Primi:
                Je lui ai dit déjà mille fois. On ne porte RIEN. Du tout. Moi, par exemple, je ne fais plus les courses. Et je ne porte plus Ron-Ron, le chat. Je ne descends plus les poubelles (en même temps je ne les ai jamais vraiment descendues ces poubelles, c'est Chouchou qui s'en charge).
                Bref, je ne tire pas sur mon ventre, ni sur mes lombaires. Je ne veux pas risquer quoi que ce soit.
                Enfin, Multi ne fait vraiment pas attention à elle, c'est évident. Elle devrait limiter ses portages en tout genre. Ses nains ne peuvent pas marcher tout seuls? C'est fou ça?
                Et les courses, elle ne peut pas se faire aider?
                Enfin, je pense qu'elle pourrait penser un peu plus à elle et faire porter les choses lourdes au Mâle.
                elle peut éventuellement porter son panier Bio...allez...

                Le Mâle (courroucé) : "Ouais et quand je suis au boulot, elle m'envoie un mail pour que je lui descende le nain en bas des escaliers, morue??"

                Georges: Moi, je fais les courses pour ma douce. Et je porte les enfants. Et je ne lui laisse rien porter qui puisse lui faire du mal.
                C'est tout ce que j'ai à ajouter. Multi va vraiment au devant des problèmes.

                Le mot de la fin va à la défense: Tatie Relou:
                S'adresse à Georges
                : "Bin viens vivre chez Multi, Tocard!!"

                - Accusation 4 : Multi a passé l'aspirateur
                Les faits: Bin oui évidemment. Toutou a décidé de faire sa grande mue bi-mensuelle sur le carrelage de la cuisine. Et Petit Nain a dégusté ses Pringeuls en parlant en même temps. Quant à Grand Nain, il a voulu faire des gâteaux en pâte à modeler (sic). Et le Mâle, ah, le Mâle...il a du laisser tomber quelques cajoux avec sa bière du soir. Puis il a marché dessus. Et les nains aussi (tu as trouvé de minuscules morceaux louches incrustés au dos des chaussons Spiderman).


                oui Maman, oui...je te laisse là, ya le petit qui joue avec les miettes...


                Donc tout ça mélangé aux restes de riz du repas de la veille...ça faisait un étrange tapis de sol. Ou l'impression de marcher sur des blattes à chaque pas. Alors comme la femme de ménage ne vient que le jeudi, et qu'on était, heu, vendredi... oui, tu as passé l'aspirateur. Et comme tu es enceinte (et énervée par la même occasion), tu ne t'es pas contentée de passer l'aspirateur en gros, comme d'habitude. Non, tu as eu un accès de folie maniaque et tu as été jusqu'à enfiler le suceur au bout du manche. Oué. Même pas peur.
                La preuve? Tu as même fait le derrière de la gazinière. Tu en as encore des sueurs froides (c'est ce cadavre de cousin qui t'a achevé).
                Biiiiiiiiiiiiiiiiih

                L'accusation, Primi: Je l'ai vue. A genoux. Par terre. Avec cet aspirateur qu'elle tenait comme un sabre de samourai. Et son gros ventre qui touchait le sol. J'en ai eu des contractions.
                On doit se mé-na-ger. Et pas faire le ménage (huhuhuhu).
                Nan mais dès que je l'ai vue en train de faire sa cuisine à fond, j'ai bondis. On délègue. On prend une femme de ménage, on se fait aider par la famille proche. Et puis, sincèrement, ça peut attendre non? On a toute la journée pour faire tout ça tranquillement. Et puis une cuisine, ce n'est jamais si sale que ça...si???
                Enfin, je dis ça mais j'ai surtout peur pour Multi qui risque tout de même un accouchement prématuré hein...

                Le conseil de Wondermaman: Enceinte, on ne fait pas d'efforts trop difficiles. Et comme le dit si bien Primi, on se fait AI-DER. Evidemment, le ménage doit être relativisé. Il ne faut pas que la future maman se fatigue à outrance, tout cela n'est pas bon pour son petit bout. Elle doit faire attention à elle et ne pas en faire trop. Déléguer peut être une solution. Et puis il faut surtout apprendre à cibler l'essentiel. Mieux vaut que Multi se prenne une bonne pause sur son canapé plutôt que de s'escrimer à ranger sa maison parfaitement. Elle peut tranquillement le faire le soir, à son rythme, quand ses adorabeuls rejetons sont assoupis.
                Georges, tu es tellement prévenant...tu as pensé à changer le sac cela dit???

                Georges: De mon côté, je passe l'aspirateur tous les trois jours à la maison pour soulager ma douce, enceinte ou non. Trois jours dans la semaine, je quitte le travail un peu plus tôt et j'en profite pour ranger la maison avant le retour de ma petite famille. Ils sont tellement heureux de rentrer dans une maison propre.
                Et c'est vrai qu'enceinte, Wondermaman n'a jamais eu à lever le petit doigt pour faire du ménage ou la vaisselle, que nenni. Il ne faut surtout pas laisser ce genre de tâches ingrates...voyons...Multi, que fait le Mâle??

                Le Mâle (dans le public) grommelle: "Le Mâle te dit bien des choses"

                Le mot de la fin va à la défense: Tatie Relou: 
                Bah de mon temps on rangeait la maison pour le Père toute la journée et pis on s'activait dans la cuisine comme des damnées pour que Môssieur ait son plat chaud servi à l'heure.
                Et les nains ne naissaient pas plus tôt hein???

                Devant tant de chefs d'accusation, il est temps de faire une pause bien méritée.
                Multi va se faire un petit Mac Dal avec Le Mâle et Tatie Relou (qui n'a jamais goûté au Maxi Burger Bacon).
                Primi déguste son bento dans le couloir.
                Wondermaman et Georges vont tester le nouveau resto glamour-bio.

                Après la pause, il reste encore à Multi à affronter ceci : 

                - Multi a raté son entretien du 4ème mois (à cause de la troisième otite du mois de Petit Nain)
                - Multi a mangé un steak qui n'était pas une godasse (un pur délice)
                - Multi a posté sa déclaration de grossesse avec 3 jours de retard (elle l'avait oublié dans le cahier de crèche du nain)
                - Multi n'a pas fait sa prise de sang pour la toxo (enfin, pas ce mois ci)
                - Multi a mangé un morceau de tomme de chèvre (qu'on est pas certains que ce soit du pasteurisé ce frometon)
                - Multi a fait du sport (de l'aquagym un peu trop tonique si vous voulez l'avis de Primi)
                - Multi a fait l'amour (et plusieurs fois depuis le début de sa grossesse même)
                - Multi n'a pas fait sa sieste (parce que les nains non plus)
                - Multi ne rayonne pas (alors que, sincèrement, on DOIT rayonner enceinte)
                - Multi n'a pas lavé sa salade (enfin si. Mais pas huit fois. Et sans vinaigre).



                Multi est ravie d'être enceinte. 
                Elle fait juste comme elle peut.
                Et toi, public au gros bidon qui culpabilise, tu sais quoi? 
                Fais comme tu peux. 
                ça sera déjà pas mal...

                Par Marie, les Mamans testent

                Juste histoire d'en rajouter une couche...

                Les raisons d'éprouver de la culpabilité sont nombreuses pendant une grossesse. On peux avoir par exemple :


                Ou encore, plus spécifique à la grossesse gémellaire :


                Mais pour maman Cube, c était trop simple !
                Elle s'est donc débrouillé pour rajouter un peu de piment à tout ça.


                Rassurez vous finalement Maman cube a bien assuré pendant sa grossesse et les jumelles sont nées (presque) à terme !